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Au fait des conditions de prise en charge des patients Covid-19 au CHU de Libreville et à l’Hôpital d’instruction des armées d’Akanda le 11 mai, le Premier ministre Julien Nkoghe Bekale s’en est satisfait. Répondant clairement aux remarques faites sur les réseaux sociaux, l’homme a estimé que la stratégie de riposte mise en place par le gouvernement «a payé». Pourtant, le Copil s’inquiète chaque jour un peu plus.

Le chef du gouvernement lors de la visite au CHUL. © D.R.

 

Le 11 mai, le premier ministre Julien Nkoghe Bekale s’est tour à tour rendu au Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL), et à l’Hôpital d’instruction des armées d’Akanda (HIAA) où sont pris en charge les patients atteints de Covid-19. En fin de semaine dernière, a-t-il dit, justifiant sa visite de terrain, «j’étais auditionné par les deux chambres du Parlement. Ils ont posé un certain nombre de questionnements, dénoncés un certain nombre de choses. Je suis venu ce matin pour m’enquérir de la situation, pour m’assurer des conditions de prise en charge des malades Covid-19». «Je dois dire que contrairement à ce qui se dit ici et là, je suis satisfait», a-t-il déclaré sans sourciller.

Le chef du gouvernement s’est dit satisfait du dévouement du personnel soignant. Soulignant qu’il y a quelques manquements liés aux équipements, il a indiqué que «le gouvernement y pourvoit déjà». Au CHUL où il a visité la pharmacie, il a assuré avoir «bien vu qu’il y avait des équipements de protection et qu’il y a une gestion rationnelle de ces équipements parce que dans le monde entier, ces équipements sont rares à trouver». Même constat à l’HIAA. «Bien sûr, quand on travaille bien on a besoin d’être encouragé. Je suis donc venu encourager aussi bien ceux de Libreville que ceux d’Akanda. Leur dire que nous sommes à leurs côtés», a-t-il déclaré.

Il ne faut pas blâmer le Copil

Visiblement sensible aux remarques qui lui sont faites et particulièrement sur la toile, le Premier ministre a mis à profit cette sortie pour y répondre. «Je dois dire aussi que contrairement à ce qui se dit ici et là depuis que cette pandémie a commencé, la stratégie que nous avons mis en place à travers le Comité technique, le Comité scientifique et le gouvernement, cette stratégie a payé», s’est-il réjoui. «Nous n’avons pas encore enregistré beaucoup de décès. Nous n’enregistrons pas beaucoup de cas graves. Mais nous n’avons jamais dit que nous n’enregistrerons pas les cas positifs», a-t-il ajouté. «Comme vous le savez, les cas positifs sont des cas asymptomatiques donc qui ne font pas la maladie et ceux qui font la maladie ne sont pas des cas très graves. Aujourd’hui nous sommes à moins de 10 décès on peut s’en réjouir et nous croisons les doigts qu’il n’y en n’ait pas plus», a-t-il déclaré, à contre-courant des blouses blanches qui lors de sa visite ont alerté sur ce qui se profile à l’horizon. «De plus en plus, on voit des cas graves», s’est inquiété un médecin.

Qu’à cela ne tienne, Julien Nkoghe Bekale a estimé qu’il n’y a pas lieu de blâmer le Comité de pilotage du plan de veille et de riposte contre l’épidémie à Coronavirus au Gabon (Copil), le Comité technique, les personnels soignants. «Je pense qu’on gagne une bataille dans la sérénité, pas dans la polémique», a conclu le chef du gouvernement comme pour aseptiser la polémique.

Une patiente Covid-19 (de dos) visitée par le Premier ministre. © D.R.

 
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1 Commentaire

  1. SERGE MAKAYA dit :

    Je ne crois aucunement qu’il y a actuellement 1004 personnes atteintes du Covid-19. C’est fait exprès pour obliger la vaccination et/ou le dépistage. Ne faites pas ça, peuple gabonais. Nous ne sommes pas les cobayes de Bill Gates, des français, du Bildelberg. Ils n’ont qu’à aller se faire FOUTRE… A NTARE NZAME !!!

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