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Les 4 et 5 septembre 2019, à Port-Gentil, trois tombes avaient été profanées et le manque d’éclairage identifié comme un élément favorisant ce genre d’actes. Pour éviter que la situation ne se reproduise, neuf lampadaires ont été installés le long de la clôture principale 9 mois plus tard. Mais l’enceinte du cimetière demeure dans le noir.

La nécropole centrale de Port-Gentil. © Gabonreview

 

Neuf mois après la profanation des tombes au cimetière municipal central de Port-Gentil situé dans le 2e arrondissement de la commune, la mairie, en collaboration avec le ministère en charge de l’Énergie, a doté la périphérie de la nécropole de 9 lampadaires solaires, tous longeant la clôture du lieu. Pour les autorités, ces lampadaires permettront de pallier l’absence de lumière, mais surtout de freiner le vandalisme macabre des pilleurs de tombes. Mais, pour le gardien du cimetière, si cette action est à féliciter et à encourager, il reste beaucoup à faire.

L’une des tombes profanées et les nouveaux lampadaires en bordure du cimetière. © Gabonreview

«C’est une bonne initiative, sauf que c’est en bordure de la route et ça n’éclaire pas le cimetière», a laissé entendre Guy Mendome interrogé quant aux luminaires nouvellement installés. «Est-ce que je peux dire que nous sommes en sécurité ? non !», a-t-il clamé. Selon le vigile des morts, l’insécurité consécutive au manque d’éclairage se pose avec acuité durant la nuit, d’autant plus qu’il n’y a pas les effectifs de gardiens, aussi bien nocturnes que diurnes sont insuffisants. «Il n’y a pas d’équipe de nuit. Et les lampadaires solaires n’ont pas un impact lumineux important sur le cimetière», insiste Guy Mendome. «C’est bien ce qu’ils ont fait mais il fallait mettre quelques-uns dans le cimetière.» Le vigile rappelle qu’il y avait des lampadaires «avant, mais les pilleurs ont cassé ça.  L’éclairage et les gardiens de nuit seraient l’idéal».

Le cimetière attire de temps en temps des profanateurs et plusieurs épisodes en ce sens ont défrayé la chronique dont ceux des 4 et 5 septembre 2019 où trois tombes avaient été violées et des ossements humains emportés. Le manque d’éclairage avait été identifié comme un élément favorisant ce genre d’actes, et la police avait ouvert une enquête afin de retrouver les coupables, mais 9 mois après, elle n’a donné aucune suite.

 
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