Programme français sans homologation : vers la fermeture des établissements en infraction
Onze établissements seulement sont homologués pour dispenser le programme français au Gabon, et ceux qui le proposent sans l’être risquent désormais la fermeture. Après une première série de contrôles inopinés, l’Inspection générale des services (IGS) du ministère de l’Éducation nationale annonce le passage à la phase de fermeture des structures non conformes, sans que le sort des élèves qui y sont scolarisés soit encore précisé.

Fermeture des établissements non conforme au programme français. © GabonReview/IA
Vendredi, à l’issue du premier comité de direction (CODIR) de l’année scolaire avec les écoles publiques conventionnées (EPC), l’Inspection générale des services (IGS) du ministère de l’Éducation nationale a annoncé le lancement de la phase de fermeture des structures concernées.
Cette décision fait suite à des visites inopinées menées dans plusieurs établissements privés soupçonnés de dispenser le programme français sans disposer de l’homologation requise. Selon l’inspecteur général des services, Joachim Ondjila Ognele, l’opération vise à mettre un terme aux pratiques irrégulières, après un an d’instructions invitant les structures concernées à se conformer aux exigences réglementaires fixées par la ministre d’État chargée de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq.
« Nous allons passer à la phase de fermeture des établissements qui font frauduleusement le programme français », a prévenu Joachim Ondjila Ognele, précisant que les contrôles se poursuivent sur le terrain.
Au-delà du volet répressif, les autorités entendent également organiser l’accueil des élèves dans des structures reconnues. Le CODIR a ainsi permis d’évaluer les effectifs, les infrastructures et les capacités d’accueil des établissements homologués. D’après l’IGS, des places restent disponibles pour recevoir de nouveaux élèves.
Les parents appelés à choisir les établissements homologués
Le Gabon compte actuellement onze établissements homologués pour dispenser le programme français, dont six écoles primaires publiques conventionnées. Face à cette offre limitée, l’administration appelle les parents souhaitant inscrire leurs enfants dans ce cursus à privilégier exclusivement les structures autorisées. « Les parents qui veulent que leur enfant fasse le programme français doivent inscrire leurs enfants dans ces établissements parce que ce sont des établissements qui ont l’homologation », a insisté l’inspecteur général.
Le rapport de la mission d’inspection des établissements privés, annoncé pour la semaine suivante, devrait préciser les suites réservées aux structures contrôlées. Reste une question sensible pour les familles : les modalités de réorientation des élèves actuellement scolarisés dans les établissements non conformes. Un enjeu majeur, alors que la fermeture annoncée pourrait bouleverser la scolarité de nombreux enfants.
















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