Protection de la biodiversité au Gabon : signature de conventions entre l’État, la Setrag, Comilog et Conservation Justice
Le ministère des Eaux et Forêts, de l’environnement, du Climat, chargé du conflit homme-faune, a accueilli la signature des conventions avec la Société d’exploitation du Transgabonais, la Comilog et l’ONG Conservation justice, jeudi 15 janvier 2026, à Libreville. Cet événement s’inscrit dans le cadre de la protection du capital naturel, tout en sécurisant les territoires gabonais et en y associant toutes les parties prenantes à la gouvernance environnementale. Les partenariats s’étendront sur une durée de cinq ans pour l’atteinte de leurs objectifs fixés.

Deux conventions signées entre le ministère des Eaux et Forêts, la Setrag, la Comilog et l’ONG consultation justice, le 15 janvier 2026 à Libreville. © GabonReview
Jeudi 15 janvier 2026, deux conventions ont été signées au cours d’une cérémonie officielle au ministère des Eaux et Forêts. La première portait sur la lutte contre le transport et la commercialisation illégale des produits fauniques le long du chemin de fer. Par ailleurs, les parties concernées par cette convention sont : le ministère des Eaux et Forêts, la Setrag et la Conservation justice afin de mutualiser les moyens humains. Le ministre des Eaux et Forêts, chargé du conflit homme-faune, Maurice Ntossui Allogo, n’a pas hésité à rappeler l’importance de cette convention avec les deux entités : «Cette convention vise à mutualiser les moyens humains, techniques et logistiques pour intensifier les contrôles, lutter efficacement contre le trafic illégal et renforcer la sensibilisation auprès des usagers et des communautés riveraines», a-t-il déclaré. Précisant, dans le même sens, qu’elle traduit également la volonté gouvernementale de protéger la faune sauvage et de veiller à la gestion du patrimoine naturel «tout en mobilisant l’expertise».
Quant à la seconde convention, signée avec le ministère des Eaux et Forêts et Comilog, elle vise à lutter efficacement contre les collisions entre les trains et la grande faune sauvage, notamment les éléphants et les buffles. Ainsi, la Setrag prévoit de contribuer à ce projet en y injectant un montant de 238 millions pour que ce projet porte ses fruits à l’issue des cinq années consacrées à ce projet.

Le ministre des Eaux et Forêts, le Dg de Setrag, le Dg de Comilog et le Dg de l’ONG consultation justice signant tour à tour les deux conventions en présence de leur collaborateurs. © GabonReview
«Ces conventions viennent renforcer les mesures de lutte contre le braconnage et le commerce illégal des produits de la faune. Sur une durée de cinq ans, nous mettrons en place des patrouilles de surveillance, formerons notre personnel à la législation environnementale et conduirons des actions de sensibilisation auprès des populations locales», a déclaré le directeur général de la Sétrag, Christian Magni.
Des propos appuyés par le directeur exécutif de l’entité Conservation justice, Luc Mathot, qui a précisé qu’ils apporteront leur pierre à l’édifice en misant sur la formation. «En tant que Conservation justice, nous allons mettre en place des formations en partenariat avec l’Agence nationale des parcs nationaux aux bénéfices des OPJ sur des compétences générales et spéciales à destination des agents de Setrag et de la Comilog, pour que ce partenariat aboutisse à des résultats concrets sur le long terme ».
Ainsi, ces deux engagements complémentaires qui s’inscrivent dans le cadre du Plan d’action biodiversité du volet RSE de la Setrag et de Comilog traduisent une volonté d’agir de manière concrète pour la préservation du patrimoine naturel gabonais et l’efficacité de l’action publique.
Thécia Nyomba














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