Le Conseil des ministres du 18 septembre 2026 a adopté le projet de décret portant création, attributions et organisation de la Direction générale de la protection du conjoint survivant et de l’orphelin. Une dénomination qui englobe désormais aussi bien les veufs que les veuves, dans un dispositif consacré à l’accompagnement des personnes confrontées aux conséquences d’un décès.

Le siège du ministère des Affaires sociales à Libreville. © D.R.

 

Le vocabulaire évolue, et avec lui le périmètre de la protection. Réuni vendredi 18 septembre à Port-Gentil, le Conseil des ministres a validé la création d’une Direction générale dédiée à la protection du conjoint survivant et de l’orphelin. Une formulation qui ne cible plus exclusivement la veuve, mais englobe tout conjoint ayant perdu son époux ou son épouse.

Veufs et veuves désormais concernés

La notion de «conjoint survivant» permet ainsi de désigner aussi bien l’homme que la femme ayant perdu son conjoint. Une évolution sémantique qui élargit le champ des bénéficiaires du dispositif public de protection.

Cette évolution intervient alors que la question de la prise en compte des veufs dans les politiques de protection du conjoint après un décès a régulièrement été soulevée dans le débat public. Le nouveau cadre institutionnel ne fait donc plus de distinction de genre dans sa dénomination : il place le veuf et la veuve sous la même catégorie juridique de «conjoint survivant».

Le projet de décret donne à cette nouvelle administration un cadre juridique et institutionnel pour mettre en œuvre la politique du gouvernement en faveur des conjoints survivants et des orphelins.

Un dispositif aux missions élargies

La future Direction générale ne se limitera pas à une fonction administrative. Elle sera notamment chargée d’assurer l’assistance juridique, administrative, sociale et psychosociale des bénéficiaires.

Elle devra également intervenir dans la médiation en matière successorale, un domaine susceptible de générer des difficultés pour les familles après un décès. La protection et l’encadrement des orphelins figurent également parmi ses missions, tout comme le suivi et l’évaluation des programmes qui leur sont destinés.

À travers cette réforme, le gouvernement entend renforcer la lutte contre les discriminations et les violations de droits auxquelles peuvent être confrontés les conjoints survivants et les orphelins. L’objectif est également d’améliorer leur prise en charge sur l’ensemble du territoire national.

La création de cette Direction générale marque une évolution du dispositif public : la protection n’est plus formulée autour de la seule figure de la veuve, mais autour de celle, plus inclusive, du conjoint survivant, permettant de prendre en compte les réalités des hommes comme celles des femmes après la perte de leur partenaire.

Thécia Nyomba 

 
GR
 

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