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Un atelier projet d’insertion et de réinsertion sociale et professionnelle des détenus mineurs, estimés à 114 au Gabon en 2011, s’est tenu récemment à Libreville.

Célestine Oguéwa Bâ, ministre de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, a ouvert le 23 février à Libreville un atelier sur un projet d’insertion et de réinsertion sociale et professionnelle des enfants vulnérables ou en conflit avec la loi. Une réflexion initiée par le gouvernement gabonais en partenariat avec l’Unicef.

Cet atelier vise à offrir des formations courtes et qualifiantes à ces jeunes afin d’assurer leur insertion sociale et professionnelle une fois sortis du milieu carcéral. Les détenus de la prison centrale de Libreville ont été retenus pour la phase pilote du projet, avant son extension à l’intérieur du pays.

Selon le ministre Oguéwa Bâ, «114 mineurs sont en prison au Gabon dont 65 à la prison centrale de Libreville. Le membre du gouvernement n’a pas donné plus amples détails sur les conditions de détention de ces mineurs, mais des ONG locales ont souvent déploré le fait que les mineurs soient incarcérés dans les mêmes cellules que les adultes».

En effet, il n’y a pas de prison pour mineurs au Gabon où les conditions de détention sont globalement exécrables. Une situation d’autant plus préoccupante que la Prison centrale de Libreville, construite en 1960, compte près de 1500 détenus. Des chiffres bien loin de sa capacité d’accueil estimée 300 prisonniers. Un constat généralisé dans l’ensemble des geôles du pays.

 
GR
 

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