Rapport pays 2026 : la croissance gabonaise ralentit, les équilibres se fragilisent, relève la BAD
Lancé le 21 septembre par la Banque africaine de développement (BAD), le Rapport Pays 2026 du Gabon, sous le thème: «mobiliser des ressources à grande échelle pour le financement du développement du Gabon dans un monde fragmenté», dresse un état contrasté de l’économie gabonaise. En 2025, la croissance a ralenti à 2,7%, contre 3,4% en 2024, sous l’effet du recul du pétrole (-2,9%), des mines (-2,1%) et de l’industrie du bois (-23,7%). Le secteur des transports a également fléchi de 3,5%.

Le rapport appelle à «renforcer la discipline budgétaire et améliorer la gestion de la dette», tout en poursuivant la diversification, l’amélioration du climat des affaires et la promotion d’une croissance inclusive. (Illustration IA). © GabonReview
Le Rapport Pays 2026 du Gabon, consacré à la mobilisation de ressources «à grande échelle» dans un monde fragmenté, dresse le portrait d’une économie résiliente, mais fragilisée. Il a été lancé, le 21 septembre dernier, par la Banque africaine de développement (BAD). Il indique qu’en 2025, la croissance est tombée à 2,7%, contre 3,4% en 2024, sous l’effet du recul du pétrole (-2,9%), du secteur minier (-2,1%) et de l’industrie du bois (-23,7%).
Cette décélération a toutefois été amortie par le BTP, les services (+4,4%) et les industries de transformation (+8,8%), tandis que la consommation totale a progressé de 4,4% et l’investissement public de 11,2%. L’inflation, contenue à 1,8%, est restée sous le seuil régional de 3%. Mais le déficit public s’est creusé à 5,3% du Produit intérieur brut (PIB), la dette à 78,9% et le solde courant est redevenu déficitaire (-1,5%).
Pour 2026 et 2027, la BAD table sur une reprise modérée, à 3% puis 3,1%, portée par les secteurs hors pétrole. Le rapport appelle néanmoins à «renforcer la discipline budgétaire et améliorer la gestion de la dette», tout en poursuivant la diversification, l’amélioration du climat des affaires et la promotion d’une croissance inclusive. Les tensions géopolitiques, la volatilité des matières premières et les contraintes budgétaires restent les principaux risques.
















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