Recensement, contrôles, saisies : le ministère de l’Agriculture muscle la gestion de ses véhicules administratifs
Le ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et du Développement Rural a annoncé, le 28 juillet 2026, une opération nationale d’identification et de recensement de son parc automobile, prévue du 3 au 7 août 2026 sur l’ensemble du territoire. Cette initiative, présentée comme un outil de «renforcement de la gouvernance administrative et de la bonne gestion du patrimoine de l’État», vise à mettre à jour la cartographie des véhicules administratifs du secteur agricole, à en sécuriser l’usage et à renforcer la maîtrise des biens publics et d’assainir la gestion des moyens logistiques de l’administration.

Pour le ministère, cette démarche doit permettre de «disposer d’un état exhaustif et actualisé du parc automobile». © D.R.
Le département ministériel en charge de de l’Agriculture, de l’Élevage et du Développement rural a engagé, depuis le 3 aout un vaste chantier de mise en ordre de son patrimoine roulant. Dans un communiqué publié le 28 juillet, l’administration avait annoncé l’organisation de cette opération nationale d’identification et de recensement de l’ensemble de son parc automobile qui devrait s’achever le 7 aout 2026. Pour le ministère, cette démarche doit permettre de «disposer d’un état exhaustif et actualisé du parc automobile du ministère, à renforcer la traçabilité des biens publics et à garantir une utilisation conforme des véhicules de l’État».
Le communiqué indique que cette campagne concerne tous les véhicules administratifs immatriculés sous les séries 161, 261, 361, 461, 561, 616, 761, 861 et 961, ainsi que les véhicules du ministère circulant sous immatriculation civile, quelle que soit leur catégorie. À Libreville, Owendo et Akanda, les opérations se déroulent au Secrétariat général du ministère, installé à l’ancienne Primature, tandis que dans le reste du pays, elles sont assurées par les Directions provinciales de l’Agriculture.
Faire preuve de diligence et de responsabilité
Les pièces requises sont «l’attestation d’affectation du véhicule ; la carte grise, le bon d’enlèvement ou le document des caractéristiques techniques… ; l’acte de nomination en Conseil des ministres ; une pièce d’identité». L’objectif affiché est donc de «disposer d’un état exhaustif et actualisé du parc automobile du ministère, renforcer la traçabilité des biens publics et garantir une utilisation conforme des véhicules de l’État».
«A l’issue de cette phase de recensement, une opération de contrôle et de saisie sera menée, avec l’appui des services compétents des forces de défense et de sécurité, afin de récupérer tout véhicule détenu ou utilisé en dehors des nécessités de l’administration», a averti la note du ministère. Autrement dit, après l’inventaire, le ministère entend passer à une phase de contrôle coercitif pour récupérer les véhicules détournés ou utilisés hors cadre administratif. Le communiqué appelle d’ailleurs les concernés à «faire preuve de diligence et de responsabilité afin d’assurer le bon déroulement de cette opération».















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