Réunis sous la présidence de Brice Constant Paillat, le 5 mai, à l’Assemblée nationale, les députés membres de la Commission des Lois, des Affaires administratives et des Droits de l’Homme ont auditionné la ministre d’État, en charge de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume-Leclercq. Cette séance de travail s’inscrivait dans le cadre de l’examen approfondi de plusieurs projets de loi, gages d’un avenir rassurant du système éducatif national.

La ministre d’État à l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume-Leclercq, face aux députés de la Commission des Lois, des Affaires administratives et des Droits de l’Homme. © D.R.

 

Au Palais Léon-Mba de l’Assemblée nationale, la Commission des Lois a auditionné, le 5 mai, la ministre de l’Éducation, Camélia Ntoutoume-Leclercq. L’exercice se tenait dans le cadre de l’examen de plusieurs projets de loi visant à renforcer et sécuriser l’avenir du système éducatif national. Au centre des discussions figuraient trois textes relatifs à la création, aux missions et à l’organisation des Instituts de formation des professeurs d’écoles, dans les villes de Franceville, Mouila et Oyem. Ces nouvelles structures ambitionnent de renforcer l’architecture de la formation pédagogique en dotant le pays d’établissements spécialisés dans la préparation des formateurs, notamment pour les structures publiques à vocation professionnelle.

Devant les parlementaires, le membre du gouvernement a souligné les enjeux de cette réforme. «Ces projets de textes ont pour objectif non seulement, de fixer le cadre légal et réglementaire, mais aussi de généraliser la formation des enseignants du préprimaire et du primaire au niveau provincial, afin de répondre efficacement aux exigences de la formation continue», a expliqué la ministre d’État, ministre de l’Éducation. Elle a également précisé que ces instituts bénéficieront d’une autonomie pédagogique, administrative et financière, tout en restant sous la tutelle de son département ministériel.

Répondre aux insuffisances structurelles du système éducatif…

Vue des membres de la Commission des Lois, des Affaires administratives et des Droits de l’Homme. © D.R.

Cette initiative s’inscrit dans la continuité des recommandations issues du Dialogue national inclusif d’avril 2024, qui appelaient à une amélioration significative de la qualité de l’Enseignement. En renforçant les capacités pédagogiques des enseignants sur l’ensemble du territoire, les autorités entendent répondre aux insuffisances structurelles du système éducatif et garantir une meilleure équité dans l’accès à une formation de qualité.

Dans une perspective tournée vers l’avenir, les futurs instituts intégreront pleinement les innovations technologiques et les outils de digitalisation de l’enseignement. «Il nous paraît nécessaire de doter ces instituts d’un statut harmonisé, conforme à celui défini par ordonnance, et prenant en compte les évolutions pédagogiques et numériques actuelles», a précisé Camélia Ntoutoume-Leclercq. Le ministre a enfin indiqué que le processus de mise en œuvre est déjà engagé. Ce qui traduit la volonté des pouvoirs publics de moderniser durablement le système éducatif gabonais.

 
GR
 

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