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Le bureau national du Syndicat national des enseignants-chercheurs (Snec) conditionne la reprise des activités académiques par la résolution des situations administratives, le paiement des vacations et l’arrimage de la pension de retraite au nouveau système de rémunération.

Le bureau national du Syndicat national des enseignants-chercheurs (Snec) conditionne la reprise des activités académiques par la résolution des situations administratives. © D.R.

 

Le ministre de l’Enseignement supérieur a multiplié des initiatives ces dernières semaines pour une reprise sécurisée des cours dans les universités et grandes écoles du Gabon. Il devra cependant satisfaire au préalable les revendications des enseignants. Le 4 juin, le Syndicat national des enseignants chercheurs a posé ses préalables pour la reprise des cours.

Selon un protocole de reprise des activités de l’année académique 2019-2020, suspendues à cause de la pandémie de Covid-19, défini par le ministre de l’Enseignement supérieur et ses partenaires, le 28 mai dernier, le gouvernement envisage une relance des activités en deux phases. De juin à aout 2020, reprise partielle des activités pédagogiques spécifiques que sont les soutenances, les examens et les corrections. De septembre à janvier 2020, reprise effective des enseignements avec l’introduction du e-learning couplé au présentiel.

Bien qu’étant d’avis sur la nécessité et l’urgence d’une reprise des activités au sein des différentes structures d’enseignement supérieur du Gabon, le Snec dit douter tout de même de la faisabilité de ce projet dans le strict respect des mesures barrières, notamment le regroupement de moins de 10 personnes, la distanciation sociale, etc. Il doute également de l’opérationnalisation du projet pour la date indiquée, au regard du sous-équipement des établissements en termes de connexion Internet fragilisée par la fracture numérique sur le territoire national.

«Le Syndicat national des enseignants et chercheurs est ouvert au télé-enseignement, mais il estime que la solution globale n’est pas la panacée. Le Snec préconise plutôt des solutions locales adaptées à la spécificité de chaque établissement, conformément au principe d’autonomie qui régit les établissements de l’Enseignement supérieur», souligne la Vice-présidente du syndicat, Nathalie Sima Eyi.

Toutefois, même si le gouvernement parvenait à satisfaire les conditions de mise en place de ces différentes commodités techniques et opérationnelles, le retour des étudiants dans les amphithéâtres reste conditionné par les préalables posés par le Snec. Le syndicat exige la résolution des situations administratives, le paiement des vacations et l’arrimage de la pension de retraite au nouveau système de rémunération. «Le Snec est d’avis pour une reprise des activités académiques. Toutefois, il tient à rappeler au gouvernement qu’aucune reprise, partielle ou totale, ne sera possible dans les universités et grandes écoles en l’absence des régularisations des situations administratives (présalaires, postes budgétaires, reclassements après Cames ou stage, changements de spécialité, rappels solde, etc).» Selon Nathalie Sima Eyi, les enseignants chercheurs exigent également «l’apurement de la dette due aux vacations ; l’arrimage de la pension retraite au nouveau système de rémunération car tous ceux qui sont admis à faire valoir leur droit à la retraite aujourd’hui ne perçoivent que des faméliques pensions dites provisoires».

 

 
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