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Depuis la reprise du trafic aérien dans un contexte de restrictions dû à la crise sanitaire engendrée par le Covid-19, 1 315 passagers ont atterri à Libreville parmi lesquels, 9 passagers déclarés positifs. Cette information a été rendue publique le 28 juillet par le ministre de la Santé, qui a par ailleurs indiqué que certaines compagnies aériennes ne respectent les mesures gouvernementales.

Sur 1315 passagers ayant atterri au Gabon depuis la réouverture des frontières, 9 passagers ont été déclarés positifs au Covid-19. © D.R.

 

Près d’un mois après l’ouverture de l’espace aérien, informe le ministre de la Santé ce 28 juillet, l’aéroport de Libreville a enregistré 1 315 passagers dont 9 ont été déclarés positifs. «Ce diagnostic a été posé grâce au dispositif qui a été mis en place à l’aéroport de Libreville pour pouvoir faire en sorte que toute personne qui revient de l’étranger soit examinée et ait son test PCR», a déclaré Guy-Patrick Obiang. Le ministre de la Santé estime que ce dispositif est efficace et aurait permis de circonscrire rapidement les personnes contaminées par le Covid-19.

Toutefois, s’est-il indigné «il faut le dire, il y a certaines compagnies qui ne jouent pas le jeu». Décidée par le ministre des Transports, Léon Armel Bounda Balondzi, la reprise des vols étaient conditionnées par la présentation par chaque passager d’un certificat de négativité au Covid-19 datant de moins de 5 jours avant la date d’embarquement. Les passagers devaient également présenter le même document à l’arrivée au Gabon, en plus de la désinfection des bagages. Toutes les compagnies aériennes devaient veiller au strict respect de ces mesures. Or, selon le ministre de la Santé, ce n’est pas le cas.

«Il y a certaines compagnies aériennes qui continuent à faire embarquer les passagers sans exiger le test», a déclaré, sans citer ces compagnies, Guy-Patrick Obiang. «Nous devons quand même avoir en mémoire la cause de la première contamination au Gabon. C’est une contamination importée. C’est un passager qui revenait d’un pays à risque», a-t-il rappelé.

«Au moment où nous circonscrivons l’épidémie dans notre pays, il faudrait que ces compagnies aériennes jouent le jeu pour exiger à tout passager venant de l’extérieur d’avoir le test. Nous sommes conscients que c’est difficile, mais je pense que c’est la condition sine qua non pour faire en sorte qu’il n’y ait pas une deuxième vague venant de l’extérieur au niveau de Libreville», a-t-il dit, craignant cette éventualité au moment où des nouveaux clusters sont découverts au Gabon et des deuxièmes vagues surviennent dans certains pays à travers le monde. Cette deuxième vague de l’épidémie pourrait toucher le Gabon qui a décloisonné ses frontières aériennes, si les consignes ne sont pas respectées.

 
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5 Commentaires

  1. Mezzah dit :

    Vous agissez comme un chef de guerre qui crie attention l’ennemi est là et il ne fait rien pour protéger ses troupes.
    Vous êtes membre du gouvernement et vous ne sanctionnez pas ces compagnies qui ne respectent pas les lois de la république?
    Vous avez beau être efficace mais dès que vous rejoignez le clan des Bongo vous devenez un moins que rien.

  2. moundounga dit :

    Bjr. Morceau choisi : « Il y a certaines compagnies aériennes qui continuent à faire embarquer les passagers sans exiger le test», a déclaré, sans citer ces compagnies ». En effet, comment crier au loup sans avoir les moyens de l’abattre. Quant à la relation avec les Bongo là aussi ce n’est pas clair on voudrais savoir la relation entre le texte et l’intéressé. Juste pour savoir? Amen.

  3. Koumba Rogers dit :

    Le ministère de la santé estime que leur dispositif fonctionne et moi je dirai non .
    Si aujourd’hui, les sites pétroliers sont victimes c’est simplement parce qu’ils ont laissé des blancs venus de la France passer nos 2 aéroports ( Libreville et Port-Gentil ) sans leur exiger le test et nous voici aujourd’hui tous contaminés.
    Tout le monde que les frontières aériennes étaient fermées, nous avions fonctionné tout en respectant les mesures barrières depuis le mars jusqu’en fin juin sans problème et dès qu’il y a eu ce premier quelques semaines après les premiers cas commencent à se présenter.
    Nous tenons Copil section aéroport de Libreville responsable de cette malheureuse situation. Laisser ces blancs venus de la France et aller à l’intérieur du pays précisément à Pog sans connaître leur état.

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