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Attendu pour le mois de novembre en cours, conformément à la décision rendue en octobre dernier par la Cour constitutionnelle, le renouvellement du bureau du Conseil gabonais des élections (CGE) n’a pas encore eu lieu. Des partis politiques de l’opposition réunis au sein de la PG41 regrettent que les autorités soient plutôt portées actuellement sur la révision des listes électorales.

Des membres de la PG41, le porte-parole (au milieu), le 24 novembre 2022, à Libreville. © Gabonreview

 

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Saisie sur la question de la caducité du bureau du GCE, la Cour constitutionnelle a fini par fixer à novembre 2022 le renouvellement de la structure dirigée par Moïse Bibalou Koumba. Seulement, le mois allant à son terme, la Plateforme des 41 partis et groupements de l’opposition craint que la décision de la Haute juridiction ne soit pas suivie d’effet avant l’organisation des élections prévues pour 2023. Réunie en session extraordinaire ce jeudi 24 novembre à Libreville, la PG41 voit d’ailleurs dans l’annonce faite récemment par le ministre de l’Intérieur au maire de Libreville, à propos de la révision prochaine des listes électorales, un signe du refus des autorités de se conformer à la décision rendue par Marie Madeleine Mborantsuo en octobre dernier.

Dans une déclaration, la plateforme juge en effet «brutale» et «cavalière» l’opération initiée par Lambert-Noël Matha et estime avoir été trahie par le membre du gouvernement qui lui a accordé une audience, le 5 septembre dernier au cours de laquelle il leur aurait fait certaines promesses. Elle estime également que les propositions contenues dans son mémorandum n’ont pas été prises en compte. Aussi, appelle-t-elle à la responsabilité du gouvernement et «exige des autorités publiques la convocation très prochaine de la classe politique» pour l’examen du dossier lié aux élections de 2023.

«En l’état actuel, notre pays est secoué de toutes parts par des crises multiformes qui entravent le fonctionnement optimal des institutions de la République. Il serait judicieux de changer de paradigme pour poser autrement le problème», exhorte la PG41 qui appelle avant toute initiative à «corriger toutes les entraves à la transparence électorale relevées en 2009 et 2016 pour l’organisation des élections politiques apaisées, crédibles et équitables».

 

 
GR
 

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