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Craignant l’apparition des divisions au sein de la communauté Benga au Cap Esterias, du fait des divergences apparues suite à la destruction de la mangrove d’Idolo, dans la zone d’emprise de l’arboretum Raponda Walker, l’ONG ACDL a appelé, le 4 août, à la mobilisation et à la vigilance des populations afin de «bâtir ensemble des cadres de vie humains et durable ».

Saccage de la mangrove d’Idolo. © ACDL

 

Pour avoir dénoncé la destruction de la mangrove d’Idolo, un village situé dans la commune d’Akanda au nord de Libreville, les membres de l’organisation non gouvernementale Action citoyenne pour le développement local (ACDL), semblent avoir suscité la colère de certaines communautés vivant sur ce site.

Les membres de l’ACDL font objet d’«intimidations et des menaces à peine voilées, sur fond de manipulations politiciennes, de trafic d’influence et d’explosion de vils intérêts individuels». Au regard de ce climat délétère,  ils appellent à l’union et à la solidarité entre toutes les différentes communautés côtières du Cap-Esterias, Cap-Santa Clara, Bolokobouet et Cap-caravane pour sauvegarder leur espace vital très menacé par des appétits voraces de «nouveaux riches».

«Nous craignons l’apparition des divisions dans cette Communauté, au moment où, nous avons besoin d’être unis et solidaires. Notre seule ambition est de contribuer au bien-être de tous dans un esprit de partenariat avec les organisations de la société civile, les communautés, les pouvoirs publics, les entreprises citoyennes, les hommes et les femmes de bonne volonté», a assuré le président de l’ACDL, Paul Kopedina Itanguino.

Ce dernier assure qu’au nom de leur survie et de celle des générations futures, ils ne peuvent pas assister, encore moins participer par un silence complice, à la destruction de leurs côtes peuplées de mangroves. «Nos aïeux ne nous ont pas trahis en détruisant nos milieux de vie naturels. Ils ont toujours cherché à vivre en harmonie avec la nature, instituant même des interdits traditionnels pour nous léguer en héritage le sanctuaire écologique qu’est le Gabon. Pour toutes ces raisons, ACDL prend l’engagement de demeurer dans les voies tracées par nos traditions, les plus hautes autorités de notre cher pays et la communauté internationale, dans le but de préserver notre Mère-Nature», a conclu Paul Kopedina Itanguino.

 
GR
 

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