Santé : le Gabon plaide pour un financement anticipé face aux pandémies
En marge de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, le Gabon a pris part, les 22 et 23 septembre 2026 à New York, à deux rencontres de haut niveau consacrées au financement de la préparation aux pandémies et à la santé maternelle, néonatale et infantile. Des rendez-vous au cours desquels le pays, représenté par le Pr Elsa Nkana Joséphine Ayo épouse Bivigou, entend contribuer aux réflexions sur le renforcement des systèmes de santé africains.

Photo de famille lors de la rencontre en marge de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies. © D.R.
Le Gabon veut faire entendre sa voix dans les discussions internationales consacrées à la sécurité sanitaire. Représenté par le ministre de la Santé, Pr Elsa Nkana Joséphine Ayo épouse Bivigou, le pays a participé, les 22 et 23 septembre à New York, à un dialogue de haut niveau consacré au financement de la prévention, de la préparation et de la riposte aux pandémies.
Organisée en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, la rencontre était placée sous le thème «Two Regions, One Future: Financing Pandemic Prevention, Preparedness and Response to Build Global Health Security». Elle a notamment mis en avant la nécessité pour les États de disposer de ressources financières avant la survenue d’une crise sanitaire.
Financer avant la crise
Au cours des échanges, le directeur général des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), Dr Jean Kaseya, a appelé à revoir les mécanismes de financement de la réponse aux urgences sanitaires. «Nous avons besoin de financements disponibles avant la crise», a-t-il notamment déclaré, estimant que les États ne devraient pas consacrer les premiers jours d’une urgence à rechercher des financements ou à attendre le déblocage des ressources.
Pour le Gabon, cette problématique rejoint les enjeux liés au renforcement des capacités nationales de prévention et de réponse aux crises sanitaires. Surveillance épidémiologique, laboratoires, infrastructures, équipements, médicaments et ressources humaines constituent autant de leviers nécessaires à la résilience des systèmes de santé.
Le Gabon engagé sur la santé maternelle et infantile
Dans cette même dynamique, le Gabon a également participé à une réunion consacrée à la survie et au bien-être de la mère, du nouveau-né et de l’enfant en Afrique. La rencontre s’est tenue au Bureau de l’Union africaine à New York, toujours en marge de l’Assemblée générale de l’ONU.
Placée sous le leadership de Samia Suluhu Hassan, présidente de la République-Unie de Tanzanie et Championne de l’Union africaine pour la santé maternelle et infantile, cette rencontre a réuni plusieurs chefs d’État, ministres de la Santé, partenaires au développement et acteurs de la santé mondiale.
Les discussions ont porté sur l’accélération des investissements et des actions destinés à réduire les décès maternels, néonatals et infantiles évitables sur le continent.
Cap sur les «Trois Zéros»
Au cœur des échanges figure l’agenda africain des «Trois Zéros», avec pour ambition d’accélérer les progrès d’ici 2030. Il s’agit notamment de parvenir à zéro décès évitable chez les mères et les nouveau-nés, zéro accouchement non sécurisé et zéro enfant non vacciné.
Cette orientation s’inscrit dans la feuille de route continentale 2026-2030 de l’Union africaine consacrée à la santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et adolescente.
À travers la participation de sa ministre de la Santé à ces rendez-vous de haut niveau, le Gabon entend ainsi prendre part aux discussions sur les mécanismes de financement, de coopération et de prévention susceptibles de renforcer durablement son système de santé. Une démarche qui place l’anticipation, l’investissement et la protection des populations au cœur des enjeux sanitaires nationaux.
Thécia Nyomba
















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