Santé mondiale : à Genève, le Gabon plaide pour une action internationale «ambitieuse et durable»
Prenant la parole le 19 mai 2026 à Genève, en Suisse, lors de la 79ᵉ Assemblée mondiale de la santé, la ministre gabonaise de la Santé, Pr Elsa Nkana Joséphine Ayo épouse Bivigou, a appelé à une mobilisation internationale renforcée pour garantir une santé mondiale plus équitable. Au nom du Gabon, elle a défendu une architecture sanitaire plus inclusive, fondée sur la solidarité, le financement durable et le renforcement des capacités des pays à revenu faible ou intermédiaire.

La ministre de la Santé du Gabon lors de son intervention, le 19 mai 2026, à Genève. © D.R.
Le Gabon a réaffirmé son engagement en faveur d’une gouvernance sanitaire mondiale plus solidaire et inclusive. Intervenant le 19 mai 2026 à la 79ᵉ Assemblée mondiale de la santé, à Genève, la ministre de la Santé, Pr Elsa Nkana Joséphine Ayo épouse Bivigou, a insisté sur la nécessité d’une « action commune, ambitieuse et durable » afin de faire de la santé « un droit fondamental et un pilier de la stabilité mondiale ».
Dans son allocution prononcée devant les États membres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la ministre a soutenu que « notre responsabilité partagée pour redéfinir la santé mondiale passera par une architecture sanitaire internationale plus inclusive et le renforcement des capacités des pays à revenu faible ou intermédiaire ».
La membre du gouvernement a inscrit cette vision dans la politique impulsée par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui a érigé la santé des populations en priorité nationale dans le cadre du Plan national de croissance et de développement (PNCD).
Selon Pr Elsa Nkana Joséphine Ayo épouse Bivigou, cette orientation se traduit notamment, dans son pays, par le renforcement des politiques publiques sanitaires, l’intensification de la surveillance épidémiologique, la sensibilisation des populations, la gestion des données de santé ainsi que la prévention des épidémies, dans une approche intégrée dite « One Health ».
Réformes et mécanismes de coordination renforcés
La ministre a également mis en avant plusieurs réformes engagées par le Gabon pour améliorer les performances du système de santé national et contribuer à l’effort sanitaire mondial. Parmi les principales avancées citées figurent la consolidation du cadre réglementaire avec la publication du Code de la santé, le développement du secteur pharmaceutique à travers la mise en place d’une Agence du médicament certifiée ISO 9001, ainsi que la création de plateformes multisectorielles de coordination.
Elle a notamment évoqué la mise en place du Comité national de lutte contre la résistance aux antimicrobiens, présenté comme un outil stratégique dans la lutte contre les menaces sanitaires émergentes.
La ministre a aussi souligné l’engagement des différents acteurs nationaux dans l’exécution du Plan national de développement sanitaire, avec un accent particulier sur la santé communautaire et la progression vers la Couverture sanitaire universelle.
Autre axe mis en avant : l’intégration du secteur libéral dans le financement de l’assurance maladie sociale via la CNAMGS, dans l’objectif de renforcer l’accès aux soins pour les populations.
Au-delà des réformes nationales, le Gabon a plaidé pour le développement de mécanismes de financement durables et pour un accès équitable aux vaccins, aux médicaments et aux technologies de pointe, considérés comme indispensables à l’amélioration de la qualité des soins dans le monde.













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