Au cœur de la grève des enseignants lancée le 5 janvier, le collectif SOS Éducation se retrouve divisé. La participation de ses leaders aux négociations gouvernementales suscite des accusations de compromission, tandis que le mouvement défend sa volonté de sortir de la crise et de préserver la dignité des enseignants.

Une cinquantaine de membres du collectif SOS Éducation ont participé à l’ouverture des négociations avec le gouvernement. © Capture d’écran /Facebook

 

Des divisions internes agitent depuis le week-end dernier le mouvement SOS Éducation, à l’origine de la grève des enseignants déclenchée le 5 janvier. Plusieurs enseignants reprochent à ses dirigeants de s’être «vendus» pour obtenir des postes, après leur participation, mardi, à l’ouverture des travaux de la commission ministérielle tripartite présidée par le vice‑président du gouvernement. Une présence qui n’a pas fait l’unanimité, comme en témoignent de nombreuses critiques relayées sur Facebook.  

«Nous avons accepté de participer à ces négociations parce que nous voulons sortir de cette crise et résoudre les problèmes de l’Éducation nationale. Le président a appelé les enseignants à dialoguer, et nous avons répondu à cet appel», a rétorqué l’un des porte‑parole du collectif, affirmant que l’objectif reste inchangé : «restaurer la dignité des enseignants».  

Face aux accusations, SOS Éducation appelle les enseignants solidaires de ses revendications et de son «attitude républicaine» à rester sereins. Ses leaders assurent que le mot d’ordre «Tout ou rien» demeure au cœur de leur mobilisation. 

Par ailleurs, l’organisation dénonce «l’instrumentalisation et la politisation entretenues par certains extrémistes qui ont décidé de détourner cette noble quête de son véritable sens». Une condamnation qui vise notamment le groupe «SOS Éducation 5», accusé d’incitation à la violence par l’entremise des élèves, dont certains sont descendus dans les rues dans certaines localités du pays ces derniers jours. «Nous ne sommes pas à l’origine de l’appel aux élèves à descendre dans la rue, parce que nous ne sommes pas des extrémistes, nous ne sommes pas instrumentalisés, nous ne sommes pas des syndicalistes», a déclaré la porte-parole.

 
GR
 

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