La commune de Lambaréné a récemment instauré une mesure interdisant aux poids lourds de circuler, en nocturne, sur le tronçon de la voie nationale traversant son territoire. L’arrêté municipal, qui a été signé par le maire, Guy Pierre Bitéghé, invite ce type d’engins à ne plus circuler entre 18 heures et 6 heures. Une démarche qui entend contrer la recrudescence des accidents de la route dont les conséquences sont dramatiques, notamment, pour les familles. 

L’arrêté du maire de Lambaréné cible spécifiquement les véhicules de type porte-chars et porte-conteneurs, désormais interdits de circulation, durant la nuit. © D.R.

 

Dans le cadre de la régulation de la circulation routière, le premier magistrat de la ville de Lambaréné, au centre du pays, a voulu replacer la sécurité des populations au cœur de son action. Ceci, notamment dans un contexte où les infrastructures routières sont mises à rude épreuve par un trafic de plus en plus dense, souvent incontrôlé et à l’origine des drames. Raison pour laquelle le maire Guy Pierre Bitéghé a initié l’interdiction de circulation pour les poids lourds sur le tronçon de la voie nationale traversant sa ville. 

Cette décision municipale trouve, en effet, son origine dans une tragédie récente qui a profondément marqué les esprits. Au village Medang-Nkoghe, situé à 37 kilomètres de Lambaréné, un accident a coûté la vie à quatre personnes, qualifié par les autorités de  «drame de trop». Ce nouvel épisode est venu s’ajouter à une série d’incidents graves, révélateurs des dangers liés à la circulation nocturne des engins lourds. «Chaque accident est une alerte que nous ne pouvons plus ignorer», a confié une source proche de la municipalité, soulignant la nécessité d’une réponse rapide et structurée face à une situation devenue critique.

Améliorer la qualité de vie, limiter le nombre d’accidents avec pertes en vies humaines

L’arrêté cible spécifiquement les véhicules de type porte-chars et porte-conteneurs, désormais interdits de circulation, durant la nuit, sur cet axe stratégique. Au-delà de la prévention des accidents, la mesure vise également à améliorer la qualité de vie des habitants. «Il s’agit avant tout de limiter le nombre d’accidents avec pertes en vies humaines», a rappelé la municipalité, tout en insistant sur la réduction des nuisances sonores nocturnes. 

Pour garantir l’efficacité du dispositif, des sanctions dissuasives ont été prévues. Tout contrevenant s’expose à la saisie de son véhicule, assortie d’une amende pouvant atteindre 100 000 francs CFA en cas de récidive. «La rigueur dans l’application de cette mesure sera essentielle pour en assurer le succès», a indiqué un responsable municipal. 

 
GR
 

0 commentaire

Soyez le premier à commenter.

Poster un commentaire