La Fédération des travailleurs du Gabon (FETRAG), à travers sa représentation au sein de la Société d’exploitation du Transgabonais (Setrag), dénonce une dégradation des relations professionnelles et des entraves présumées à l’exercice des libertés syndicales. Lors d’un point de presse, le 3 novembre, l’organisation a appelé la direction générale et les pouvoirs publics à rétablir un dialogue social effectif.

La FETRAG-Setrag dénonce des entraves aux libertés syndicales. © Actualité 241

 

Le climat social à la Setrag demeure sous tension. La FETRAG-Setrag a décidé de porter ses préoccupations sur la place publique, dénonçant plusieurs difficultés liées aux conditions de travail, à la représentation syndicale et à la gestion des ressources humaines au sein de l’entreprise ferroviaire.

Parmi les griefs formulés figurent des procédures disciplinaires visant des responsables syndicaux, des restrictions présumées à l’exercice de leurs mandats et la précarité de certains personnels mis à disposition.

«Nous réclamons que le mandat des partenaires sociaux puisse être exercé dans le respect des garanties légales sans intimidation ni entrave», a déclaré le président de l’organisation, Gilles Térence Mondjo Mondjo.

Sous-traitance et précarité des emplois

Le syndicat dénonce également l’extension de la sous-traitance et le manque de perspectives professionnelles pour certains travailleurs intervenant durablement dans l’environnement de la Setrag.

Selon ses représentants, plusieurs agents attendraient depuis près de cinq ans leurs fiches de poste. L’organisation s’inquiète également de la place accordée aux compétences nationales dans les fonctions d’encadrement et de responsabilité.

Ces revendications s’inscrivent dans un débat plus large sur la gabonisation des emplois, la valorisation des compétences locales et les conditions de travail dans le secteur ferroviaire. D’autres préoccupations portent sur la sécurité des activités et la nécessité d’une meilleure concertation entre les différentes parties.

Un appel à la reprise du dialogue

La FETRAG affirme ne pas rechercher un affrontement avec la direction générale. Elle réclame plutôt un cadre de concertation transparent, dans lequel les représentants des travailleurs pourraient exercer leurs prérogatives sans entrave.

«La paix sociale ne se décrète pas. Elle se construit par l’écoute, la transparence, le respect mutuel», rappelle le syndicat.

L’organisation invite ainsi les autorités à s’impliquer dans la résolution du différend et souhaite notamment un échange avec le président de la République.

Les accusations formulées par le syndicat appellent désormais des réponses de la direction générale. La préservation de la paix sociale dans cette entreprise stratégique pour l’économie nationale dépendra de la capacité des parties à renouer un dialogue constructif.

 
GR
 

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