A la faveur d’une réunion publique du Conseil de sécurité, le 6 décembre 2023, le représentant du Gabon à l’Organisation des Nations Unies, Michel Xavier Biang, s’est dit alarmé par les attaques contre les infrastructures de santé, les établissements d’enseignement et les installations agricoles en Ukraine.

Les dégâts aux infrastructures énergétiques en Ukraine dépassent les 10 milliards de dollars, selon les Nations Unies. © UNOCHA/Matteo Minasi

 

L’aggravation des conditions humanitaires, déjà « désastreuses » qui prévalent actuellement en Ukraine du fait de l’intensification des attaques menées par la Fédération de Russie contre les installations énergétiques du pays affole plus d’un au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies. Pour le représentant du Gabon aux Nations Unies, « de telles attaques ne sont pas acceptables, surtout dans un contexte mondial marqué par des besoins humanitaires en constante augmentation et où les chaînes d’approvisionnement alimentaire connaissent des perturbations de nature à aggraver la sécurité alimentaire des pays ou des régions déjà vulnérables ».

Selon Michel Xavier Biang, le Gabon souligne la nécessité urgente de prévenir tout incident grave en redoublant de vigilance dans la protection des installations énergétiques, appelant, les belligérants à ne pas recourir aux armes de destruction massive aux effets indiscriminés telles que les mines, les armes à sous-munitions ou autres armes téléguidées. « Nous encourageons les pays de la région, les organisations régionales et sous-régionales à faire prévaloir le dialogue entre les parties, rebâtir la confiance et rétablir la communication », a-t-il indiqué.

Cependant, pour le représentant de la Fédération de Russie, Dmitry A. Polyanskiy, rien d’extraordinaire ne s’est produit en Ukraine pour nécessiter la tenue d’une réunion publique du Conseil de sécurité. «Si l’Ukraine se trouvait réellement dans une situation aussi désastreuse que les pays occidentaux le prétendent, elle n’exporterait pas de céréales en si grandes quantités», a déclaré le délégué, accusant ses collègues occidentaux d’user de tous les artifices pour maintenir le sujet ukrainien à l’ordre du jour du Conseil. «Cela n’est pas sans cynisme», a‑t‑il dit, en dénonçant ces pays d’ignorer l’ampleur de la catastrophe humanitaire provoquée par les actions d’Israël dans la bande de Gaza.

En effet, depuis que la Russie a lancé son invasion à grande échelle, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) a confirmé 10 065 civils tués, 18 679 blessés et 10 millions de personnes contraintes à fuir leurs foyers, dont 3,7 millions de personnes déplacées et plus de 6,3 millions de réfugiés.

 
GR
 

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