«On ne vient pas en Chine pour rester» : de Pékin, Brice Clotaire Oligui Nguema a lancé un appel pressant à la diaspora gabonaise, avant de regagner Libreville avec des accords de coopération signés au terme de cinq jours de visite d’État. Tarif douanier zéro, chaînes industrielles, enseignement du chinois : le chef de l’État veut faire de ces engagements un levier de transformation économique du Gabon.

Brice Clotaire Oligui Nguema au moment de quitter Pékin, le 7 novembre. © D.R.

 

Des salons diplomatiques aux échanges avec ses compatriotes établis en Chine, Brice Clotaire Oligui Nguema aura placé son séjour sous le signe d’une ambition : mobiliser les partenariats extérieurs et les compétences nationales au service de la transformation du Gabon. De retour à Libreville le dimanche 8 novembre, après cinq jours de visite d’État, le président de la République ramène dans ses bagages des accords de coopération, mais aussi un appel pressant à la diaspora gabonaise : mettre son expertise au service du pays. «Je quitte la Chine après cinq jours que je n’oublierai pas», a écrit le chef de l’État sur sa page Facebook, saluant l’accueil de son homologue Xi Jinping et la chaleur du peuple chinois.

Instantané de l’échange avec la diaspora avant le retour à Libreville. © D.R.

Cette visite lui a permis de consolider un partenariat vieux de plus d’un demi-siècle avec la signature de documents portant sur le tarif douanier zéro, les chaînes industrielles et d’approvisionnement, l’Initiative pour la sécurité mondiale et l’enseignement de la langue chinoise. Pour Libreville, l’enjeu est désormais de faire de cette proximité diplomatique un instrument de diversification économique. Le président gabonais a réaffirmé sa volonté d’attirer davantage d’investisseurs chinois dans les secteurs stratégiques. Il a par ailleurs rappelé l’attachement du Gabon au principe d’une seule Chine et souhaité renforcer les échanges entre les formations politiques des deux pays. «Nous repartons avec un cadre nouveau, des engagements écrits et des projets à construire. Ce que nous avons signé ici, nous le ferons vivre chez nous», a-t-il assuré.

Diaspora : l’appel à rentrer pour apporter sa force de travail

Autre temps fort du séjour : sa rencontre, le 7 novembre à Pékin, avec la communauté gabonaise, composée principalement d’étudiants et de jeunes professionnels, après une première rencontre à Shanghai. Entre l’envie de rentrer pour entreprendre et le souhait de se spécialiser dans les mines, le numérique ou l’intelligence artificielle, une même volonté s’est exprimée : participer à la construction du pays.

Oligui Nguema a saisi l’occasion pour rappeler que les compétences acquises à l’étranger constituent un atout pour le développement national, alors que le partenariat avec la Chine ouvre de nouveaux horizons. «La Chine s’engage à nous accompagner dans la transformation de nos matières premières. Quand on dit transformation, on dit création d’emplois, augmentation de la richesse», a-t-il expliqué, évoquant les perspectives dans les mines, le pétrole, le gaz et l’agro-industrie. «On ne vient pas en Chine pour rester. Je vous exhorte à rentrer pour apporter votre force de travail», a-t-il lancé, tout en appelant à la cohésion : «On doit se mettre ensemble pour construire».

 
GR
 

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