Tchibanga : une cargaison de chanvre indien et de Tramadol de 100 millions de FCFA détruite par incinération
Une importante cargaison de stupéfiants composée de chanvre indien et de comprimés de Tramadol, d’une valeur estimée à 100 millions de francs CFA, a été détruite par incinération le jeudi 18 juin à la grande décharge publique de Tchibanga, chef-lieu de la province de la Nyanga. L’opération, ordonnée par le procureur de la République près le tribunal de première instance de Tchibanga, Guychard Ndongo Mebalé, intervient dans le cadre de l’exécution de décisions judiciaires devenues définitives. Ces produits illicites, placés sous scellés après leur saisie, avaient été confisqués par la justice avant leur destruction, rapporte l’Agence gabonaise de presse (AGP).

Les flammes consumant le chanvre indien et les comprimés de Tramadol lors de l’opération de destructions de ces stupéfiants à Tchibanga. © AGP
À Tchibanga, chef-lieu de la province de la Nyanga, les autorités judiciaires ont procédé, le jeudi 18 juin, à l’incinération d’une importante cargaison de stupéfiants composée de chanvre indien et de comprimés de Tramadol. Estimée à 100 millions de francs CFA, cette opération s’est déroulée à la grande décharge publique, sur instruction du procureur de la République près le tribunal de première instance de Tchibanga, Guychard Ndongo Mebalé.
Face à la presse, le représentant du ministère public a rappelé la portée de cette opération, qui traduit la volonté des autorités judiciaires d’appliquer les décisions de justice avec rigueur. «Il s’agit d’une importante quantité de chanvre indien et de comprimés de kobolos, dont la valeur est estimée à cent millions de francs CFA. C’est également une occasion pour nous d’interpeller les uns et les autres à la plus grande vigilance», a déclaré Guychard Ndongo Mebalé. La démarche vise également à sensibiliser les populations sur les risques liés à la consommation et à la circulation des substances interdites.
Les trafiquants «ne sont pas prêts à reculer», mais que la réponse judiciaire demeurera ferme et constante
Avec la destruction de cette cargaison, le parquet entend envoyer un signal fort aux acteurs impliqués dans les réseaux de trafic de stupéfiants. Le procureur de la République a reconnu la persistance de ces activités criminelles dans la région, tout en réaffirmant la détermination de la justice à poursuivre les responsables. «Nous allons les traquer jusqu’à leur dernier retranchement», a-t-il assuré, estimant que les trafiquants «ne sont pas prêts à reculer», mais que la réponse judiciaire demeurera ferme et constante.
La province de la Nyanga reste confrontée à un défi sécuritaire important en matière de lutte contre les stupéfiants. Les circuits de trafic reposent notamment sur des méthodes de dissimulation destinées à contourner les contrôles, avec des produits cachés dans des sacs d’arachides, de taros ou encore dans des sachets de manioc. Les départements de Mongo et de la Doutsila, proches de la frontière avec la République du Congo, sont régulièrement considérés comme des zones sensibles de passage, renforçant la nécessité d’une vigilance accrue des forces de sécurité et des autorités judiciaires.















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