HABANA

Régis Massimba aura réussi à créer le buzz avec l’annonce de la fin de sa carrière d’animateur télé, mais il ne s’en va pas. Dans un entretien accordé à Mazleck infos, l’homme assure qu’il pourrait même animer d’autres émissions d’envergure. Rétropédalage, problème de communication ou bluff ayant produit les effets escomptés ? Il a en tout cas tourné la page de ses récentes lamentations et pourrait occuper le poste de directeur de programmes de la chaîne Télé Africa et ainsi percevoir un salaire mensuel et assurer sa retraite.

Régis Massimba. © D.R.

 

Régis Massimba avait annoncé il y a quelques jours, sur les antennes de Radio Gabon, sa retraite anticipée en tant qu’animateur télé. Cette annonce, il l’avait également faite sur le plateau de Télé Africa au cours de son émission culte, « Ça se passe ici ».

Toutefois, un peu plus tard sur les antennes de Gabon 1, le Quizz Master Régis a dit regretter  «amèrement» cette annonce. «J’ai été convoqué par les responsables de Télé Africa et quand on parle de Télé Africa, je ne vous fais pas un tableau vous voyez de quoi je parle», faisant allusion à la présidence de la République. «Hier, le conseiller (Ndlr. Max Samuel Oboumadjogo dit Massassi) est venu me voir pour me dire on n’est pas content mais c’est toi qui décide» a-t-il souligné, affirmant que «c’est un petit regret parce qu’en vrai je n’ai pas envie d’arrêter. Ce que je veux c’est qu’on mette les moyens».

Evoluant à Télé Africa depuis près d’une trentaine d’années, il disait pendre une retraite anticipée parce que les conditions n’étaient pas optimales et qu’il n’avait en réalité pas de retraite. Ce self-made man décrivait une aventure difficile à vivre. Et si d’aucuns avaient de fait conclu qu’il lâchait la chaîne, il assure désormais qu’il «ne quitte pas Télé Africa».

Si le Quizz Master reste constant sur le fait qu’il arrête de présenter l’émission « Ça se passe ici », il n’écarte pas l’éventualité de rebondir avec une autre émission. «Maintenant si dans le futur il y a encore des opportunités, des émissions que j’estime être de mon envergure, cela ne m’empêche pas de revenir et de présenter ces émissions-là».

Régis Massimba lors de sa rencontre avec Massassi. © D.R.

«Je suis le Christ de l’animation»

Il aura réussi à créer le buzz mais après la fièvre, il découvre qu’«on ne quitte pas une maison après avoir passé 28 ans en claquant la porte juste». «Nous sommes dans une situation dynamique. J’ai 52 ans d’âge, c’est de loin l’âge de la retraite au Gabon. Moi je ne fais que ça, vous vous imaginez bien qu’il faut que je nourrisse mes enfants, alors si je m’arrête d’animer des émissions, si je m’arrête de faire de la télévision et de la radio, je vis de quoi ?», interroge-t-il, nourrissant un sentiment de revanche contre ses détracteurs. «J’ai l’impression que pour certains d’entre eux, c’était un souhait que de me voir partir si vite. C’est pas de ma faute si je suis un Baobab», a-t-il lâché. «Le Baobab autour de vous, fait de l’ombre. Et bien au contraire, ils devaient profiter de cette ombre-là pour se cacher du soleil parce que le soleil brille sur moi et moi je cache les autres pour les protéger», a poursuivi Régis Massimba. «S’ils veulent prendre la place du Baobab, il n’y a qu’une seule chose à faire : pousser plus haut que le Baobab que je suis. A ce moment-là, c’est eux qui me feraient de l’ombre» a-t-il renchéri, tout en proclamant sans la moindre modestie qu’il est «le Christ de l’animation».

Un poste doré pour la retraite ?

Son commentaire sur les réseaux sociaux. © Capture d’écran/Gabonreview

Depuis sa rencontre avec Massassi, des sources bien informées font savoir qu’il a été nommé au poste de « directeur de programmes » à Télé africa. «C’est déjà ça que d’avoir une promotion comme celle-là si jamais elle arrivait», a-t-il dit tout sourire. «Ça voudra dire que quelque part, j’ai évolué. Même si c’est une toute petite chose, je sais que c’est déjà ça que d’être parti de l’endroit où j’étais depuis 28 ans».

Régis Massimba assure qu’en annonçant sa retraite anticipée, il menait «un combat personnel». «C’était pour que les gens se posent des questions. Parce que, j’ai posé le problème en tant qu’animateur exerçant, personne ne m’a écouté. Maintenant que je prends cette décision, tout le monde s’intéresse…», a-t-il expliqué sur Gabon 1e. «La vraie raison de mon coup de gueule c’est le statut de l’animateur», a expliqué celui qui veut que les animateurs aient des salaires fixes chaque fin de mois. «Cousin était parti en 2002, le boss actuel l’avait ramené moi aussi le boss me ramène je suis qui pour refuser», a-t-il commenté sur les réseaux sociaux pour justifier sa nouvelle posture.

 
GR
 

5 Commentaires

  1. Serge Makaya dit :

    Nul n’est irremplaçable. Il est bon de le savoir.

  2. leokhardo dit :

    Nuance M.Serge Makaya, certains talents sont uniques, donc irremplaçables, tennez par exemple; Patrick Nguema Ndong, Arcad Madoungou Mbanangoye, étaient excellent, donc irremplaçables. ils auront davantage marqués des esprits et des générations.

  3. Milangmissi dit :

    Personnage exécrable, promotionnaire de la médiocrité à la gabonaise, tout dans la forme rien dans le fond, personnage auto-satisfait de ces médiocres prestations.
    Régis Massimba s’est imposé à cause du fait qu’on barre la route aux vrais talents de l’animation. par exemple n’étant pas trempé dans les magouilles du PDG Pheel Pambo qui était le vrai successeur d’Arcade Mbanangoye a dû s’exiler.
    Aujourd’hui tous les animateurs s’inspirent d’un type qui croit que seule la gouaille suffit: pour parler d’un livre jamais il ne le lit, d’un artiste jamais il écoute l’album, pour un politique c’est à mourir de rire ça évolue entre la lèche et le copinage pour les pdgistes et mal séance si ce sont des opposants .

    “Entre fond et forme, la forme est la compétence des incompétents !”Laurent Martinez

  4. Milangmissi dit :

    Le rôle du conseiller du président de la république c’est de parler des problèmes de ressources humaines d’une entreprise privée, où s’arrête ce mélange honteux des genres, les bongos prennent le Gabon comme leurs épicerie

Poster un commentaire