Traçabilité, transparence et droits humains : le Gabon réforme la gestion des personnes détenues
À Libreville, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux et chargé des Droits humains, Augustin Emane, a ouvert, ce mardi 14 juillet, un atelier technique de validation et de présentation finale du registre harmonisé et normalisé de détention au Gabon. Cette rencontre, qui réunit magistrats, officiers de police judiciaire, agents pénitentiaires, avocats et partenaires internationaux, participe de la modernisation profonde de l’appareil judiciaire. Elle vise à doter le pays d’un outil opérationnel capable de traduire les engagements internationaux en matière de droits humains en pratiques quotidiennes dans la chaîne pénale.

Le ministre de la Justice, Augustin Emane, la Coordinatrice résidente du Système des Nations Unies au Gabon, Fatou Aminata Lo, à l’ouverture des travaux. © D.R.
Le Gabon poursuit la modernisation de son système judiciaire avec l’ouverture, ce mardi 14 juillet à Libreville, d’un atelier technique consacré à la validation et à la présentation finale du registre harmonisé et normalisé de détention. Présidée par le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargé des Droits humains, Augustin Emane, cette rencontre réunit les principaux acteurs de la chaîne pénale afin de doter le pays d’un outil unique qui garantit une gestion des détentions conforme aux standards internationaux et respectueuse des droits humains.
À l’entame des travaux, le ministre a salué l’appui du Système des Nations Unies, en particulier celui de sa Coordinatrice résidente, Fatou Aminata Lo, et du Centre des Nations Unies pour les Droits de l’Homme et la Démocratie en Afrique centrale. Cet accompagnement, a-t-il souligné, «témoigne de la volonté commune de moderniser l’appareil judiciaire gabonais ; pour traduire au mieux les traités internationaux en outils pratiques et opérationnels sur le terrain». Il a également replacé cette initiative dans la vision portée par le président de la République, affirmant que la restauration des institutions exige «une justice qui ne se contente plus de punir, mais une justice qui protège la dignité inaliénable de chaque citoyen, y compris lorsqu’il est privé de liberté».
Éradiquer les détentions arbitraires, renforcer le contrôle judiciaire et harmoniser les pratiques

© D.R.
Le registre harmonisé des lieux de privation de liberté se présente comme une réponse aux recommandations des mécanismes internationaux de protection des droits humains. Cet outil vise à garantir une traçabilité complète des personnes interpellées, «de la première minute de sa garde à vue jusqu’à son déferrement ou sa mise en liberté». Il ambitionne ainsi d’éradiquer les détentions arbitraires, de renforcer le contrôle judiciaire et d’harmoniser les pratiques entre les différents acteurs de la chaîne pénale. En facilitant le suivi des parcours judiciaires et en instaurant des standards communs d’enregistrement, il constitue un élément indéniable pour une justice plus transparente et plus crédible.
La première journée a été consacrée à la présentation des fondements du registre, de son processus d’élaboration, ainsi que de son cadre juridique national et international. Les participants ont ensuite procédé à un examen technique approfondi de ses composantes, notamment les informations administratives, les procédures d’admission, la situation judiciaire des détenus et les mouvements de transfèrement. Ces échanges, nourris et techniques, préfigurent les recommandations attendues à l’issue de cet atelier de deux jours. La Représentante résidente du Système des Nations Unies s’est montrée confiante. Elle a exhorté les participants à «donner le meilleur d’eux pour parvenir à l’adoption des recommandations finales porteuses», gage d’une avancée significative vers une justice gabonaise plus humaine et conforme aux standards internationaux.















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