Trafic de drogue : 135 sacs de cannabis saisis entre Cap Estérias et Bambouchine
Deux opérations menées les 5 et 12 octobre dans les zones maritimes et forestières au nord de Libreville ont permis la saisie de 135 sacs de cannabis et d’environ 700 comprimés de Tramadol. Quinze personnes ont été interpellées dans le cadre de ces interventions contre les réseaux de stupéfiants et l’immigration clandestine.

Des agents découvrant les ballots de cannabis. © GabonReview
Les forces de sécurité gabonaises intensifient leurs opérations contre les trafics transnationaux. Une intervention conduite entre le Cap Estérias et le débarcadère de Bambouchine, avec des moyens de surveillance aériens, maritimes et terrestres, a débouché sur d’importantes saisies de stupéfiants et plusieurs interpellations.
Selon le bilan présenté par les autorités chez nos confrères de Gabon 1ère, le 14 octobre, deux opérations distinctes ont été menées. La première, dans la nuit du 5 octobre à La Sablière, a permis de saisir 64 sacs de cannabis et près de 700 comprimés, ainsi que d’interpeller 13 personnes.
La seconde, réalisée le 12 octobre dans une zone forestière aux environs de l’île Nendé, a conduit à la saisie de 71 sacs supplémentaires et à l’interpellation de deux personnes en situation d’immigration clandestine.
Une mobilisation de plusieurs services

Vues des ballots sous scellés et d’une chambre occupée par certains clandestins avant leur interpellation. © GabonReview
Le bilan cumulé fait état de 135 sacs de cannabis, d’environ 700 comprimés de Tramadol et de 15 personnes interpellées. Plusieurs services de renseignement et de sécurité ont participé à ces opérations, notamment la DGCES, l’OCLAD, la DGDI, la DGR et la DGCIM, avec l’appui de la brigade nautique de la Garde républicaine.
Les interventions visaient des itinéraires maritimes empruntés par des réseaux opérant depuis l’étranger. Les témoignages recueillis sur place évoquent des traversées longues et des circuits organisés pour acheminer des personnes et des marchandises vers les côtes gabonaises.
Les autorités entendent ainsi renforcer la surveillance des frontières et la coordination entre les unités opérationnelles.
Les suites judiciaires attendues
Les personnes interpellées doivent répondre des faits qui leur sont reprochés devant les autorités judiciaires compétentes. À ce stade, les éléments diffusés ne permettent pas de préciser les qualifications retenues contre chacune d’elles ni l’état des procédures.
Au-delà du volume des produits saisis, ces opérations soulignent les défis posés par la surveillance des zones côtières et forestières. Leur efficacité dans la durée dépendra aussi de la capacité des services à identifier les organisateurs des réseaux et à démanteler les circuits d’approvisionnement.
















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