Avec l’appui de l’Unicef et de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), le Gabon réunit les acteurs de la protection de l’enfance pour dresser le bilan des actions engagées contre la traite et les violences faites aux mineurs. Les travaux doivent contribuer à préparer la participation du pays à la deuxième conférence mondiale prévue à Manille, aux Philippines.

Un moment des travaux en atelier. © GabonReview

 

Le Gabon entend renforcer son dispositif de protection de l’enfance avant un nouveau rendez-vous international. Un atelier de consultation des acteurs du système national de protection de l’enfant s’est tenu afin d’évaluer les initiatives engagées contre la traite des enfants et d’identifier les mesures susceptibles d’en améliorer l’efficacité.

Organisée avec l’appui de l’Unicef et de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), cette rencontre doit permettre de formuler des recommandations destinées à consolider les mécanismes nationaux de prévention et de prise en charge des victimes.

Prévenir les violences et renforcer les mécanismes de protection

Les échanges portent sur la lutte contre la traite, mais également sur les différentes formes de violence auxquelles les enfants peuvent être exposés. L’objectif affiché consiste à améliorer la coordination des acteurs et à renforcer les réponses institutionnelles.

© GabonReview

Pour les participants, la conférence mondiale de Manille représente une occasion de confronter les expériences, d’évaluer les engagements des États et d’accélérer leur mise en œuvre. Le Gabon entend y défendre les efforts entrepris en faveur des droits de l’enfant.

Toutefois, la tenue de cet atelier ne suffit pas à établir l’efficacité du dispositif national. Celle-ci dépend notamment de l’application des recommandations, de la détection des situations à risque et de la capacité des services compétents à accompagner les victimes.

Des engagements à traduire sur le terrain

Au-delà de la participation diplomatique, l’enjeu est de renforcer durablement la protection des mineurs. Cela implique une coopération entre les administrations, les organisations internationales et les acteurs de terrain, ainsi qu’un suivi des mesures adoptées.

Les conclusions de l’atelier doivent ainsi alimenter la préparation du rendez-vous de Manille et contribuer à améliorer les réponses nationales face à la traite et aux violences faites aux enfants.

Pour le Gabon, l’enjeu sera de faire correspondre les engagements internationaux avec des dispositifs opérationnels capables de prévenir les abus, de protéger les victimes et de mieux coordonner les interventions.

 
GR
 

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