Les douanes gabonaises ont intercepté une cargaison de 1 700 plaquettes de Tramadol et d’autres produits prohibés en provenance du Cameroun. Estimée à plus de 25 millions de francs CFA, la marchandise était destinée au marché gabonais. Trois jeunes Gabonais ont été interpellés dans le cadre de cette opération menée avec l’OCLAD et la Direction générale des recherches.

Les trois jeunes compatriotes après leur interpellation. © GabonReview

 

Nouvelle saisie dans le cadre de la lutte contre le trafic transfrontalier de stupéfiants. Les douanes gabonaises ont intercepté une importante cargaison de Tramadol en provenance du Cameroun, avant sa mise en circulation sur le marché national. Au total, 1 700 plaquettes, ainsi que d’autres produits prohibés, ont été saisies. La valeur marchande de l’ensemble est estimée à plus de 25 millions de francs CFA.

L’opération a été conduite avec le concours de l’Office central de lutte antidrogue (OCLAD) et de la Direction générale des recherches (DGR). Trois jeunes Gabonais, âgés de 20 à 24 ans, ont été interpellés dans le cadre de cette affaire.

Des colis présentés comme des marchandises ordinaires

Selon les éléments recueillis, les produits étaient dissimulés au milieu de marchandises destinées à tromper la vigilance des agents. Les suspects auraient notamment été amenés à récupérer des colis présentés comme contenant des produits cosmétiques ou des babouches.

Le « colis » intercepté par les agents. © GabonReview

Darly, 23 ans, l’un des mis en cause, explique avoir accompagné son frère pour récupérer un colis après avoir reçu une photographie de celui-ci. « Quand je suis arrivé sur place, j’ai constaté qu’il y avait les agents de la douane », raconte-t-il, affirmant avoir alors compris que quelque chose n’allait pas.

Son frère cadet, Anthony, 20 ans, conteste pour sa part toute implication dans le trafic. « Il m’a dit que les sacs contenaient des babouches, je ne savais pas. Je l’ai accompagné parce qu’il n’avait pas de téléphone », soutient-il.

Les personnes interpellées sont présentées comme étant impliquées dans l’affaire, tandis que les investigations doivent permettre de déterminer précisément leur rôle et d’identifier d’éventuels autres membres du réseau.

La piste d’un trafic transfrontalier

Pour les services douaniers, cette nouvelle saisie illustre surtout la persistance des flux de produits illicites à travers la frontière avec le Cameroun. « Nous sommes face à un trafic transfrontalier parce que ces produits ne cessent de rentrer par la frontière du Cameroun au Gabon », explique, Daddy Nzoghe Bekale, chef d’unité de la brigade de surveillance de la Direction générale des douanes.

Les enquêteurs poursuivent leurs recherches afin de remonter la filière et d’interpeller les autres personnes susceptibles d’être impliquées. Les trafiquants usent, selon les douaniers, de procédés variés pour dissimuler les produits. Un simple sac d’arachides peut ainsi servir de cachette à des stupéfiants.

Cette saisie intervient dans un contexte de renforcement de la lutte contre la circulation des drogues au Gabon, particulièrement à l’approche de la rentrée scolaire. Le Tramadol, communément associé au phénomène du « Kobolo » dans le pays, demeure une préoccupation pour les autorités, qui établissent également un lien entre la consommation de certaines substances et des actes de violence impliquant des jeunes.

 
GR
 

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