Rougier Gabon a annoncé, le 11 juin, la vente prochaine son activité de fabrication de contreplaqué à Owendo. À l’issue de négociations avec un groupe d’industriels européens, une promesse de vente a été faite pour le site de transformation du bois au plus tard le 31 décembre 2021.

Rougier Gabon se désengage de la fabrication du contreplaqué pour se recentrer sur son corps de métier d’origine : l’exploitation forestière. © Rougier

 

Installé au Gabon depuis 1952, Rougier va tourner une page de ses activités historiques dans le pays. Dans le cadre de son recentrage stratégique, le groupe a annoncé, le 11 juin, le désengagement de sa filiale Rougier Gabon de son activité industrielle de fabrication de contreplaqué sise à Owendo. A l’issue de négociations avec un groupe d’industriels européens, une promesse de cession de l’usine d’Owendo a été conclue pour le 31 décembre prochain au plus tard, après versement d’un acompte acquis en cas de non-réalisation.

En attendant, depuis la fin mai, le site industriel, d’une capacité annuelle de production de 27 000 m³ de contreplaqué (à l’exportation), a été mis en concession, auprès de l’acquéreur, en contrepartie d’une redevance mensuelle. Cette issue s’inscrit dans la cure d’amaigrissement de l’industriel français, après le déclenchement en mars 2018 d’une procédure de sauvegarde pour Rougier SA et la mise en redressement judiciaire de la filiale Rougier Afrique International.

En grandes difficultés depuis 2017, Rougier Gabon va se recentrer sur l’exploitation forestière, tandis que Rougier Afrique International va poursuivre la commercialisation en Europe de contreplaqués en okoumé fabriqués par un partenaire implanté au Gabon. Créé à Niort en 1923, Rougier exploite des forêts naturelles en Afrique centrale, il est présent aussi bien dans la transformation industrielle que le commerce international.

 
GR
 

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