Transgabonais : quand la caravane révèle la métamorphose du CHU Amissa Bongo
Au cours de la récente caravane du Transgabonais, une délégation conduite par l’ambassadrice de l’Union européenne, Cécile Abadie, a visité le week-end dernier le Centre hospitalier universitaire (CHU) Amissa Bongo de Franceville. L’occasion de constater l’achèvement d’importants travaux de réhabilitation financés grâce à un prêt de 173 millions d’euros de l’AFD.

La délégation de la caravane du Transgabonais visitant le plateau technique du CHU Amissa Bongo, le 29 novembre 2025, à Franceville. © D.R.
Dans le cadre de la caravane du Transgabonais, la délégation de l’Union européenne (UE) menée par l’ambassadrice Cécile Abadie s’est rendue, le 29 novembre 2025, au Centre hospitalier universitaire (CHU) Amissa Bongo de Franceville. Aux côtés de la ministre de la Planification et de la Prospective, Louise Pierrette Mvono, les diplomates ont évalué l’état d’avancement des travaux de modernisation de cette structure de santé, financés grâce à un prêt de 173 millions d’euros accordé par l’Agence française de développement (AFD).
«Le projet du Transgabonais inclut l’achat d’une nouvelle rame de passagers, dont un wagon sera équipé pour les évacuations sanitaires. L’AFD ne finance pas uniquement des infrastructures lourdes, mais appuie aussi le développement des infrastructures sociales », a expliqué Olivier Delefosse, directeur de l’AFD au Gabon, soulignant la dimension intégrée du projet.
Guidés par le coordonnateur du Pass 2, Wilfried Mando, les visiteurs ont pu mesurer la qualité des travaux réalisés. «Le bailleur ne nous a jamais laissés seuls. Il nous a conseillés et suivis tout au long du processus afin que le projet bénéficie au patient, qui reste le destinataire final», a indiqué Wilfried Mando.
Acquisition de nouvelles couveuses pour les bébés prématurés

Le CHU Amissa Bongo doté d’équipements modernes © D.R.
Le directeur général du CHU, le colonel Mpouho, a rappelé que le programme initial portait sur la mise à niveau des unités de soins intensifs. «Mais au regard du budget, nous avons décidé de réhabiliter l’ensemble de l’hôpital», a-t-il précisé. La maternité a bénéficié d’aménagements importants, notamment l’acquisition de nouvelles couveuses destinées à la prise en charge des bébés prématurés. Un progrès nécessaire, selon le directeur général, au regard du nombre élevé de naissances prématurées.
La ministre Louise Mvono a souligné, pour sa part, l’enjeu sanitaire majeur que représente la mortalité maternelle. «Le Gabon enregistre l’un des taux les plus élevés, selon l’UNFPA», a-t-elle rappelé. Le colonel Mpouho explique cette situation par le faible suivi prénatal : «Après la première consultation, beaucoup de mères ne reviennent qu’au moment de l’accouchement, en raison du coût du carnet».
50 000 carnets de santé Mère-Enfant seront financés par l’AFD en 2026
Pour y remédier, 50 000 carnets de santé Mère-Enfant seront financés par l’AFD en 2026. «Ils seront revisités, avec des alertes et un suivi nutritionnel renforcé», a ajouté le directeur, tandis que la ministre insistait pour y faire figurer clairement la mention interdit à la vente.
Le CHU Amissa Bongo a récemment été doté d’équipements modernes permettant la remise en activité de plusieurs services spécialisés. Reste désormais l’épineuse question des ressources humaines. «Aujourd’hui, c’est la main-d’œuvre qui nous manque. Nous avons commencé à recevoir de nouveaux spécialistes. Il y a moins de deux mois, nous avons accueilli un neurologue», a indiqué le colonel Mpouho, non sans souligner les efforts continus de l’État.
















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Baptiser un hôpital au nom de quelqu’un qui s’en est allé après une overdose de drogue. Eh oui Vive la compétence dans un pays habitué à la médiocrité