Déclarant vouloir accompagner les autorités du Comité de transition pour la restauration des institutions (CTRI), les magistrats suspendent, pour 3 mois, le mouvement de grève entamé depuis le décembre dernier. Décision prise à la faveur d’une assemblée générale tenue le 29 septembre à Libreville.

Les membres du Synamag au cours de leur assemblée générale, le 29 septembre 2023, à Libreville. © D.R.

 

Les membres du Syndicat national des magistrats du Gabon (Synamag) ont décidé, le 29 septembre 2023, à l’unanimité de suspendre, pour une durée de trois mois, le mouvement de grève déclenché depuis décembre 2022. Cette décision découle de l’assemblée générale extraordinaire tenue le 29 septembre 2023.

«Cette décision vise à accompagner le Comité pour la transition et la restauration des institutions à rendre la justice son indépendance. Toutefois, nous restons vigilants quant à l’aboutissement de nos revendications », a déclaré Germain Nguema Ella, président du Synamag.

La reprise du travail par les magistrats intervient trois jours après la rencontre avec le président de la Transition, le général Brice Clotaire Oligui Nguema. Au cours de cette rencontre, le 26 septembre dernier, le chef de l’Etat a exhorté les syndicalistes à remettre leurs toges tout en s’engageant à apporter des réponses progressives à leurs revendications. Dans leur cahier de charges, les magistrats exigeaient entre autres, des meilleures conditions de travail et l’adoption de texte portant sur leur statut. La grève du Synamag était l’origine de la paralysie de l’appareil judiciaire, depuis plusieurs mois.

 
GR
 

1 Commentaire

  1. DesireNGUEMANZONG dit :

    Bonjour,

    L’Etat de droit repose sur une justice qui fonctionne. La démocratie ne peut se couper du pouvoir judiciaire, distinct du pouvoir législatif et exécutif (Montesquieu).

    En dépit du caractère « légitime » de ses revendications, ce corps judiciaire devrait d’abord penser à la reconstruction du pays, à son fonctionnement « normal » (éveille-toi Gabon!). La suspension pour une durée de trois mois de leur grève par ces magistrats pour faire aboutir leurs doléances peut être mal perçu par l’opinion publique. La vigilance n’exclut pas l’inclusion totale. Car la durée de la Transition n’est pas de trois mois. Il faut prendre les problèmes après les autres. A bras le corps. Bien faire le travail au cordeau. « Petit à petit, l’oiseau fait son nid ».

    Ces militaires courageux ont hérité d’un pays pourri par des « moutards trop gâtés » (cleptomanes) qui en n’ont fait un jeu de Monopoly. Les dégâts sont énormes. Ce système de prédation a détruit des vies, un pays tout entier. Sa conscience! Reprendre les bonnes habitudes va s’avérer difficiles pour une partie d’entre nous qui font un « déni » ou « biais de statu quo ».

    R. Kipling nous apprend ce qui suit : « Si tu peux voir détruire l’ouvrage de ta vie, sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,… Si tu peux rencontrer triomphe après défaite et recevoir ces deux menteurs d’un même front, alors tu seras un homme, mon fils ».

    Cordialement.

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