Le ministère des Transports demande pour 2027 une enveloppe de 44,56 milliards de francs CFA, soit près du double des 23,39 milliards budgétisés en 2026, dont 7,93 milliards seulement ont été payés. Auditionné le 23 octobre par la Commission des finances de l’Assemblée nationale, le ministre d’État, ministre des Transports, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, a défendu ces prévisions en présentant le bilan de l’exercice en cours : 54,68 % d’exécution en ordonnancement et 33,91 % en base caisse, selon la Presse de l’Assemblée nationale.

Le ministre d’État, ministre des Transports, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, face aux députés, le 23 octobre 2026. © D.R.

 

Le bilan 2026 du ministère des Transports est contrasté. Sur 23,39 milliards de francs CFA budgétisés, 7,93 milliards ont été payés, soit 33,91 % en base caisse, le taux d’exécution en ordonnancement s’établissant à 54,68 %. Si la réhabilitation de 18 bus et la production de plus de 92 000 permis électroniques témoignent d’avancées, le volet investissement demeure en retrait, avec seulement 2,05 % de décaissements effectifs. Le ministre d’État a présenté ce bilan, le 23 octobre, aux députés de la Commission des finances, du budget et de la comptabilité publique de l’Assemblée nationale, avant de défendre ses prévisions pour 2027.

Pour 2027, le ministre a sollicité une enveloppe globale de 44,56 milliards de francs CFA, répartie entre les transports terrestres (17,65 milliards), les secteurs aérien et maritime (22,34 milliards) et le pilotage institutionnel (4,57 milliards). Pendant les échanges, les députés ont insisté sur les retombées attendues pour les populations. Le député Aggée Mouroundi Mayake a notamment soulevé la crise sociale à la Société nationale immobilière (SNI) de Port-Gentil et la cherté des billets d’avion et de bateau. Le ministre a assuré qu’«un dialogue social permanent est engagé pour régler le passif de la SNI», tandis que les crédits prévus pour l’aérien et le maritime doivent contribuer à réorganiser les liaisons et à négocier une baisse des tarifs.

Le président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga M. Ndiaye, a, pour sa part, plaidé pour des routes à trois voies afin de réduire les embouteillages qui pénalisent l’activité économique. Le ministre a rappelé que «la fluidification du trafic constitue une priorité du Plan national de sécurité routière». Il a toutefois précisé que ces aménagements nécessitent des études d’impact et le respect des procédures de marchés publics. L’audition a ainsi mis en évidence le besoin de mobiliser les ressources nécessaires et de traduire les ambitions budgétaires en améliorations réelles de la mobilité des usagers.

 
GR
 

0 commentaire

Be the first one to leave a comment.

Post a Comment