Ultimatum au 15 août : SOS Pétrolier menace de paralyser le secteur pétrolier gabonais
«Les conséquences de ce que nous allons faire seront connues de tous les Gabonais» : la menace est claire, et le compte à rebours a commencé. À Libreville, le collectif SOS Pétrolier a tiré la sonnette d’alarme le 7 août 2026. Face à ce qu’il qualifie de lenteurs et de laxisme de la commission chargée du dialogue social dans le secteur des hydrocarbures, le collectif interpelle directement le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. Faute de conclusions concrètes d’ici au 15 août, il menace de provoquer des perturbations dans le secteur pétrolier.

Zéphirin Obame et SOS Pétrolier face à la presse, le 7 août 2026 à Libreville. © D.R.
Réuni face à la presse le 7 août à Libreville, le collectif SOS Pétrolier a choisi la voie de l’interpellation directe plutôt que celle des canaux habituels de négociation. Son porte-parole, Zéphirin Obame, ancien employé de la Société de prestations de services (SNPS), a pris la parole au nom de travailleurs qui disent ne plus vouloir attendre.
La commission présidentielle et Assala dans le viseur du collectif
Zéphirin Obame a notamment mis en cause l’efficacité de la commission placée sous l’égide de la présidence de la République. «Tous les efforts que vous avez consentis jusqu’à présent, les personnes que vous avez placées devant n’ont fait aucun effort pour aboutir à des résultats concrets», a-t-il déploré, appelant le président de la République à prendre la mesure de la situation.
Le collectif pointe également du doigt certaines pratiques au sein des entreprises pétrolières, citant notamment le cas d’Assala. «Nous ne comprenons pas qu’une commission placée sous l’égide du président de la République éprouve des faiblesses inexprimables devant les entreprises pétrolières. Force est de constater qu’Assala ne respecte pas la loi gabonaise», a déclaré Zéphirin Obame. Des accusations qui traduisent, selon le collectif, la persistance de difficultés sociales et professionnelles déjà soulevées par les partenaires sociaux.
L’échéance du 15 août est désormais présentée comme une date butoir. Si les procès-verbaux issus des discussions ne débouchent pas sur des mesures concrètes d’ici là, SOS Pétrolier annonce des actions susceptibles de perturber fortement l’activité. «Dès le 15 août 2026, si les procès-verbaux ne passent pas en application de manière concrète, les conséquences de ce que nous allons faire seront connues de tous les Gabonais», a prévenu le porte-parole. Une menace qui place désormais les autorités et les acteurs du secteur pétrolier face à l’urgence de trouver une issue au bras de fer.















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