HABANA

La mutuelle des étudiants de l’Université Omar Bongo (UOB) a condamné, le 7 décembre, l’irruption des forces de l’ordre au sein du campus. Pour la mutuelle, l’«assaut» des gendarmes ne s’imposait nullement, d’autant que la plus grande partie des étudiants demeure encore dans l’observation dans la vague de réclamations liées à la bourse.  

La mutuelle de l’UOB a dénoncé l’irruption des forces de l’ordre dans le campus, le 7 décembre 2020 à Libreville. © D.R.

 

Échaudée par l’irruption des forces de l’ordre au sein de l’Université Omar Bongo (UOB), le 7 décembre à Libreville, la mutuelle des étudiants de l’UOB a donné de la voix. Son président a interpellé le ministère de l’Enseignement supérieur et les autorités administratives de l’université sur ce qu’elle qualifie de «violation des droits des étudiants». «C’est avec contrariété que le Bureau directeur de la mutuelle a constaté que les forces de l’ordre ont pénétré l’enceinte de l’Université dictant ainsi leur propre loi dans un établissement qui est pourtant régie par des textes», a regretté Ange Gaël Makaya Makaya.

Voulant réprimer un mouvement d’humeur des étudiants qui réclament le paiement de la bourse, plusieurs dizaines d’éléments des forces de l’ordre n’ont pas hésité à pénétrer dans l’enceinte de l’UOB. Plusieurs vidéos amateurs sur l’«assaut» des gendarmes et leur affrontement avec les étudiants ont d’ailleurs circulé sur les réseaux sociaux. Face à cette situation, deux faits majeurs ont interpellé la mutuelle des étudiants de l’UOB : l’absence d’une note officielle de la part de l’administration et bien entendu la prise d’assaut de l’université par les forces de l’ordre.

Sur le premier point, la mutuelle s’est questionnée sur «l’absence d’un communiqué demandant aux étudiants de rester chez eux, sachant que certains habitent dans la périphérie de Libreville». Sur le second, Ange Gaël Makaya Makaya a condamné avec la dernière énergie, «la présence des forces de l’ordre dans l’université et surtout le fait que ces derniers interdisent l’accès sur le Campus et éconduisent les étudiants des salles de classe». Demandant au gouvernement de considérer ces faits, la mutuelle a invités les autorités rectorales à prendre leurs responsabilités face à ces actes qui constituent «une violation manifeste des droits des étudiants». Ce d’autant plus que la grande partie de la communauté estudiantine demeure encore dans l’observation. «Donc, pas besoin d’assiéger l’université pour résoudre le problème de bourses», a conclu Ange Gaël Makaya Makaya.

 
GR
 

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