HABANA

Bien qu’ayant entamé des négociations avec la tutelle, le Syndicat national des enseignants-chercheurs et chercheurs, section Université Omar Bongo (Snec-UOB) a décidé de ne pas suspendre son mouvement de grève. Le Snec-UOB conditionne la suspension de son mouvement au retrait ou à la suspension du calendrier universitaire en cours à la Faculté des lettres et des sciences humaines (FLSH).

Le Pr Mathurin Ovono Ébè, à l’issue de l’AG. © Gabonreview

 

Suite à une rencontre avec la tutelle le 8 juin, le Syndicat national des enseignants-chercheurs et chercheurs, section Université Omar Bongo (Snec-UOB), s’est réuni en Assemblée générale (AG) extraordinaire le 9 juin devant le portail principal de l’UOB. Fermé depuis le 7 juin, le Grand portail devrait l’être jusqu’à ce qu’une entente soit trouvée pour l’harmonisation du calendrier universitaire, principal point ayant conduit à sa fermeture. «Les collègues considèrent que pour suspendre le mouvement, il faut suspendre le calendrier en cours. Tant que le calendrier n’est pas suspendu, on ne suspendra pas le mouvement», a déclaré à l’issue de l’AG, le président du Snec-UOB, le Pr Mathurin Ovono Ébè.

Si au cours de cette AG qui avait pour but d’apprécier les négociations avec la tutelle le 8 juin, les enseignants-chercheurs ont rappelé qu’en matière syndicale lorsque la négociation est ouverte, le mouvement est automatiquement suspendu. Ils ont estimé qu’en l’état actuel, il est impossible de respecter ce principe.

A l’unanimité, les enseignants-chercheurs ont décidé de ne pas suspendre leur mouvement. © Gabonreview

Selon le président du Snec-UOB, la tutelle a instruit le 8 juin le secrétaire général de l’UOB de mettre en place un cadre de concertation dans lequel devrait être débattus les différents points du cahier des charges dont l’harmonisation du calendrier universitaire. Ce qui impliquerait donc la suspension du calendrier en cours, à la Faculté des lettres et des sciences humaines (FLSH). «C’était en présence de Mme le doyen de la FLSH. Nous pensions qu’une fois que le ministre instruit sur la mise en place d’un cadre de concertation dans lequel on négociera l’harmonisation du calendrier, le décanat de la FLSH allait suspendre l’exécution du calendrier en cours. Mais visiblement, ce calendrier n’est pas suspendu. C’est ce qui amène le Snec-UOB à ne pas suspendre le mouvement», a expliqué Mathurin Ovono Ébè.

Selon lui, la rencontre avec la tutelle a porté sur ce calendrier, la régularisation des situations administratives, l’apurement de la dette de vacations et le retrait de l’arrêté 0051 sur les nouvelles modalités de recrutement. Sur la régularisation des situations administratives, le processus serait en cours.

Selon des explications reçues de la tutelle, une inondation au ministère de la Fonction publique avait entrainé la perte de plusieurs dossiers dont ceux des enseignants du supérieur. Ce qui serait à l’origine de la lenteur observée. Sur l’apurement de la dette, le recteur a annoncé le début du paiement des encadrements de l’année 2018-2019 pour les deux facultés de l’UOB depuis le 8 juin, et celui des corrections dès la semaine prochaine pour la même année. Pour l’année 2019-2020, le recteur a instruit les chefs des deux facultés (FDSE et FLSH) de produire les états de corrections puisqu’étant déjà en possession de l’argent. Si ces différents paiements soulageront les bénéficiaires, beaucoup d’entre eux espèrent surtout que leurs situations administratives soient régularisées.

«Moi ça fait 8 ans qu’en tant qu’enseignant chercheur je n’ai pas de salaire. Pensez-vous qu’il faut reprendre les cours parce qu’on paie les encadrements ?», a lâché un enseignant-chercheur. Comme les autres, ils espèrent que le cadre de concertation demandé par la tutelle soit précisé. Quant à l’arrêté 0051, la tutelle a estimé qu’il n’a pas été pris en violation de la réglementation en vigueur.

 
GR
 

1 Commentaire

  1. Onguila dit :

    La grève fait suite au préavis de grève. Ce dernier est la conséquence de l’absence du dialogue ou de l’échec du dialogue. Pendant le préavis de grève, le dialogue est engagé ou il se poursuit. Alors, pourquoi les employeurs ou les utilisateurs des travailleurs attendent le déclenchement de pour dialoguer? La loi régissant les relations de travail ne dispose pas que le dialogue commence avec le déclenchement de la grève ou pendant la grève.

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