Alors que la grève déclenchée par les enseignants-chercheurs de l’Université des sciences et techniques de Masuku (USTM) menace de s’enliser, le gouvernement assure qu’une enveloppe de 700 millions de francs CFA, déjà disponible dans les comptes de l’établissement, sera versée dans les prochains jours. Cette mesure, décidée sur instruction du président Brice Clotaire Oligui Nguema, vise à répondre aux revendications liées au paiement des vacations de l’année académique 2024-2025.

Une vue de l’USTM. © D.R.

 

Suspendus depuis vendredi dernier à l’USTM, les cours pourraient reprendre rapidement. Selon des informations rapportées par L’Union, le gouvernement a enclenché le processus de règlement d’une partie des vacations réclamées par les enseignants-chercheurs, après l’intervention directe du président de la République.

Alors que le Syndicat national des enseignants et chercheurs (SNEC), section USTM, menaçait de durcir son mouvement en raison de l’expiration de l’ultimatum de trois jours adressé aux autorités, le chef de l’État aurait exigé un déblocage rapide des fonds afin d’apaiser les tensions sur le campus de Franceville.

Une première enveloppe de 700 millions de FCFA

D’après une source gouvernementale citée par L’Union, sur les 1,2 milliard de francs CFA finalement retenus après vérification, 700 millions sont déjà disponibles sur les comptes de l’agence comptable de l’université. Cette somme devrait permettre de couvrir une large partie des créances dues aux enseignants-chercheurs dans les prochains jours, tandis que le reliquat devrait être versé ultérieurement.

L’exécutif présente ce paiement partiel comme une réponse immédiate à la crise sociale qui secoue l’établissement et comme la traduction concrète des engagements pris par Brice Clotaire Oligui Nguema en faveur de l’amélioration des conditions de vie des personnels de l’enseignement supérieur.

Un audit qui revoit la dette à la baisse

Avant de procéder au paiement, le ministère du Budget a soumis les créances de l’année universitaire 2024-2025 à un audit. Selon les conclusions de cette expertise, le montant initial de 1,5 milliard de francs CFA revendiqué par les enseignants a été ramené à 1,2 milliard, soit une différence de 300 millions.

Les autorités expliquent cette réévaluation par la nécessité de contrôler les effectifs réels et de prévenir d’éventuelles irrégularités liées aux inscriptions ou à l’évolution des charges académiques.

Le SNEC conteste les conclusions

Cette réduction de l’enveloppe globale ne fait toutefois pas l’unanimité. Le SNEC rejette les résultats de l’audit et estime que le montant initialement réclamé est justifié par l’accroissement normal des effectifs et des besoins de l’université.

Si l’annonce du déblocage des 700 millions de francs CFA pourrait contribuer à calmer les tensions, l’organisation syndicale entend suivre de près la mise en œuvre effective des paiements ainsi que les modalités de règlement du solde restant.

Pour le gouvernement, cette opération répond à un double impératif : mettre fin à la grève qui perturbe les activités académiques à l’USTM tout en garantissant une gestion rigoureuse des finances publiques.

 

 
GR
 

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