Des ateliers techniques préparatoires se sont ouverts le 27 octobre au Centre multisectoriel de formation professionnelle de Nkok, en vue de préparer l’introduction de la validation des acquis de l’expérience (VAE). Le dispositif doit permettre aux travailleurs de faire reconnaître officiellement les compétences acquises sur le terrain.

Une vue des participants lors de la présentation du dispositif. © D.R.

 

Le Gabon prépare la mise en œuvre de la validation des acquis de l’expérience (VAE), un mécanisme destiné aux personnes qui maîtrisent un métier sans disposer nécessairement du diplôme correspondant. Des ateliers réunissant formateurs, experts, partenaires et représentants de la tutelle de l’Enseignement technique ont été lancés au Centre multisectoriel de formation professionnelle de Nkok. L’objectif est d’élaborer une stratégie de déploiement de ce dispositif, qui doit permettre d’évaluer et de certifier des compétences acquises au fil de l’expérience professionnelle.
Reconnaître les savoir-faire

Mécaniciens, électriciens, maçons ou transformatrices agroalimentaires : de nombreux travailleurs exercent des activités qualifiées sans pouvoir présenter de titre officiel attestant leur maîtrise du métier. Mieux, ces professionnels, a déploré Arian Nestor Lendzondzo, directeur général de l’Agence nationale de formation et d’enseignement professionnels (ANFEP), lors de la présentation du dispositif, « font tourner le pays mais ils sont exclus du marché public, du crédit, de la protection sociale parce qu’ils n’ont pas de diplômes ou de certificats ».

Secrétaire général du ministère de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Rodrigue Be-Nkoghe-Be, a souligné, quant à lui, que « la VAE n’est pas une faveur, c’est un droit. Ce n’est pas un diplôme au rabais, c’est un diplôme de l’expérience ».

Un dispositif à structurer

Arian Nestor Lendzondzo, directeur général de l’Agence nationale de formation et d’enseignement professionnels (ANFEP). © D.R.

La démarche doit donc contribuer à mieux valoriser les compétences et à faciliter les parcours professionnels. L’absence de certification peut en effet constituer un obstacle à l’accès à certains emplois, aux concours ou aux dispositifs de financement.L’ANFEP a été chargée de préparer la stratégie de mise en œuvre, notamment en recherchant un partenaire disposant d’une expertise en matière de validation des compétences. Les ateliers techniques, prévus sur 48 heures, doivent déboucher sur un document stratégique destiné à organiser le dispositif.

La mise en place de la VAE nécessitera ensuite des référentiels de compétences, des procédures d’évaluation et des jurys capables d’apprécier l’expérience des candidats. Les modalités d’accès, les certifications concernées et le calendrier opérationnel devront être précisés.

En reconnaissant les compétences acquises hors des parcours académiques classiques, le Gabon entend rapprocher les certifications du monde du travail. Le dispositif pourrait également encourager la formation continue et faciliter les évolutions professionnelles. Son efficacité dépendra toutefois de la crédibilité des évaluations et de la reconnaissance effective des certifications par les employeurs et les administrations.

 

 
GR
 

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