Vol et recel de câbles de cuivre : Hermann Immongault met en garde les opérateurs des métaux
Face à la recrudescence des vols de câbles en cuivre et des actes de sabotage qui perturbent les réseaux de télécommunications, électriques et ferroviaires, le gouvernement gabonais durcit le ton. Réunis ce 26 août à Libreville autour du vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, les opérateurs du recyclage des métaux ont été avertis : les entreprises susceptibles de participer à l’achat ou à la revente de câbles obtenus frauduleusement s’exposent désormais à des poursuites judiciaires. Les contrôles douaniers sur les conteneurs seront également renforcés.

Le vice-président du gouvernement face à ses interlocuteurs, le 26 août 2026. © Com. VPG
Le gouvernement entend mettre un coup d’arrêt au trafic de câbles en cuivre, devenu préoccupant au Gabon. Le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a réuni ce mercredi 26 août les opérateurs économiques spécialisés dans le recyclage des métaux ferreux et non ferreux, notamment ceux installés dans la Zone d’investissement spéciale (ZIS) de Nkok.
La Chaudronnerie du Gabon, Métalico et Sogametal figuraient parmi les entreprises présentes à cette rencontre, organisée en présence du ministre de l’Économie, Thierry Minko, ainsi que du directeur général des Douanes.
L’objectif était clair : rappeler aux professionnels du secteur la fermeté des pouvoirs publics face à un phénomène dont les ramifications et les conséquences deviennent de plus en plus préoccupantes.
« Le gouvernement a décidé de durcir le ton »
Pour Hermann Immongault, la situation a atteint un niveau qui ne permet plus aux autorités de rester dans une logique de simple sensibilisation. Le cuivre, surnommé « l’or rouge » en raison de sa valeur sur les marchés, fait désormais l’objet de vols répétés visant des infrastructures stratégiques.
« Le gouvernement a fait le constat de l’intensification de la récurrence des actes de vols de câbles de cuivre », a déclaré le vice-président du gouvernement, estimant que « réseau téléphonique, réseau électrique, infrastructures ferroviaires, toutes ces structures sont désormais à la merci de ces personnes qui sont dans les réseaux ».
Le constat est d’autant plus préoccupant que les câbles dérobés seraient ensuite écoulés dans des circuits clandestins, avec le risque d’être intégrés à des opérations de commercialisation ou d’exportation frauduleuses.
Les opérateurs économiques dans le viseur

© Com. VPG
Au-delà des auteurs directs des vols, l’exécutif veut désormais s’attaquer à l’ensemble de la chaîne. Les opérateurs économiques qui achèteraient ou revendraient du cuivre d’origine frauduleuse sont ainsi directement mis en garde.
« Le gouvernement a décidé de durcir le ton, d’abord en mettant en garde les opérateurs économiques qui seraient associés à cela, je parle au conditionnel, dans l’achat ou dans la vente de ces câbles obtenus frauduleusement », a prévenu Hermann Immongault.
Le responsable gouvernemental a surtout annoncé que cette mise en garde pourrait rapidement se traduire par des actions judiciaires. L’enjeu est de parvenir à identifier les différents maillons du trafic, depuis les voleurs jusqu’aux éventuels receleurs.
Internet et activité économique lourdement affectés
Le phénomène ne se limite pas aux pertes matérielles subies par les entreprises ou aux dégradations des infrastructures. Les vols de câbles provoquent des interruptions de services qui affectent directement les populations, les entreprises et l’administration.
« Les conséquences, vous le savez, sont nombreuses, non seulement elles perturbent l’activité économique, mais le quotidien de la population, même l’activité de l’administration avec les coupures d’internet », a souligné Hermann Immongault.
Ces coupures intempestives d’Internet, devenues récurrentes dans certaines zones, constituent désormais un sujet de préoccupation pour les pouvoirs publics, alors que la connectivité est devenue indispensable au fonctionnement de l’économie et de l’administration.
Les Douanes appelées à renforcer les contrôles
Pour couper les circuits d’écoulement du cuivre volé, le gouvernement compte également renforcer la surveillance des opérations commerciales. Les services douaniers ont ainsi été instruits de procéder à des contrôles plus systématiques des conteneurs.
« Le gouvernement par les services de douane va procéder au renforcement des contrôles des conteneurs à l’exploitation et là, dès aujourd’hui, les dispositions vont être prises par les services douaniers pour que ces contrôles se fassent de manière plus systématique », a annoncé le vice-président du gouvernement.
Cette mesure doit notamment permettre de mieux détecter d’éventuelles cargaisons de métaux provenant de circuits illicites ou destinées à une exportation frauduleuse.
« Cette activité doit cesser ! »
À travers cette rencontre, l’exécutif veut donc agir simultanément sur plusieurs fronts : judiciarisation du phénomène, contrôle accru des opérateurs économiques et renforcement de la surveillance douanière.
Le message adressé aux professionnels du secteur se veut sans ambiguïté. « Cette activité doit cesser », a martelé Hermann Immongault, prévenant que « le ton va être désormais encore plus dur parce que ce trafic ne doit pas prospérer ».
Le gouvernement entend ainsi protéger les infrastructures stratégiques du pays et mettre fin à un trafic qui, au-delà du cuivre lui-même, menace la continuité des communications, l’activité économique et le fonctionnement quotidien des services publics.
















1 Commentaire
M. Immongault par « mise en garde » je comprend « …attention, (on) va …sévir….alors que le mal est déjà fait traduit par la dégradation des infrastructures concomitamment à une rupture certaine des services et donc perte de production et manque à gagner …
Il s’agit de sévir, sans avertir, déployer les services qui ont compétence dans ces matières délictueuses et de délinquance…pourquoi tergiverser …💁🏾💁🏾 AGISSEZ M. le VPG💁🏾💁🏾