La Direction générale de la prévention du sida a lancé, le 15 avril, une campagne de sensibilisation intitulée «Zéro risque, zéro regret» dans le premier arrondissement de Libreville. L’initiative avait pour objectif d’informer les populations sur les modes de transmission du VIH et de promouvoir les comportements préventifs. Ceci, d’autant qu’avec un taux de prévalence de 3,6 %, le Gabon se situe parmi les pays connaissant une épidémie généralisée. Toute chose justifiant la mobilisation de ces équipes sur le terrain.

Les populations reçues dans le cadre de la sensibilisation par les agents de la Direction générale de la prévention du sida. © Facebook.com/DGPSgabon

 

Pour sensibiliser et informer davantage les populations sur le VIH/Sida, la Direction générale de la prévention du sida a mobilisé, le 15 avril, ses agents sur le terrain, dans le premier arrondissement de Libreville. Au-delà de cette sensibilisation, il était de même question d’appeler à la dé-stigmatisation et de rappeler qu’il ne s’agit pas d’un sujet tabou.  

Continuer de sensibiliser les populations

«Le VIH est toujours une épidémie généralisée, avec 3,6 % de personnes infectées, donc de prévalence. Le directeur général de la prévention, Monsieur Alexis Nguema Obame, a décidé de mettre les agents sur le terrain pour continuer de sensibiliser les populations», a indiqué Adelaïde Mbélé, agent à la direction générale de la prévention du sida.

Elle a expliqué que trois équipes ont été déployées simultanément à Alibandeng, aux Charbonnages et au Centre médical de Louis. Les agents ont distribué des prospectus, prodigué des conseils et remis des préservatifs aux habitants. Cette approche de proximité a ainsi permis d’aller directement au contact des populations, en favorisant la compréhension des modes de transmission et l’adoption de comportements sûrs. Les responsables ont insisté sur le fait que la prévention passe par l’information et l’accompagnement, afin de réduire le risque d’infection.

Dé-stigmatisation et prévention au cœur du message

Au-delà de la sensibilisation, la campagne a mis l’accent sur la lutte contre la stigmatisation. Les agents ont rappelé qu’une personne séropositive, sous traitement, peut devenir non-transmissible, et que le VIH ne doit plus être un sujet tabou. Les habitants se sont montrés réceptifs. Certains sont d’ailleurs venus, de manière spontanée, aux stands pour s’informer. «Il faudrait en parler même à nos enfants. C’est quelque chose qui touche le monde entier. Je souhaiterais qu’elle se pérennise. Il ne faudrait pas qu’il y ait des périodicités dans ce qu’on essaie de faire», a souhaité un habitant des Charbonnages, appuyé par une jeune participante qui a, quant à elle, insisté sur le dépistage. «Je pense que c’est une très bonne initiative déjà pour nous les jeunes, parce qu’on devrait normalement se protéger et connaître notre statut sérologique», a-t-elle dit. 

Les opérations de sensibilisation ne se limitent pas au premier arrondissement de Libreville. La Direction générale de la prévention du sida, dont le siège est situé à Kaliké, organise des campagnes hebdomadaires dans les différentes communes du Grand-Libreville. Selon le chronogramme établi, les prochains sites ciblés seront la gare routière et le quartier Nkembo. L’objectif étant de maintenir une présence régulière des agents pour sensibiliser, prévenir et dé-stigmatiser, tout en encourageant les populations à adopter des comportements responsables face au VIH.

 
GR
 

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