Dans son adresse aux Gabonais sur l’état d’avancement du processus électoral, Ali Bongo aurait dépassé son statut de président de la République provisoire, en évoquant les aspects liés au candidat PDG lors du dernier scrutin présidentiel.

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Des soutiens juridiques de Jean Ping, le 14 septembre 2016. © Gabonreview

 

Le discours à la Nation d’Ali Bongo, diffusé le 13 septembre courant sur les télévisions publiques locales, passe mal au sein de l’opposition. A la faveur d’une communication faite à Libreville sur le recours déposé par Jean Ping à la Cour constitutionnelle, la commission juridique de sa coordination nationale de campagne n’a pas manqué de s’étonner de l’initiative du candidat provisoirement déclaré vainqueur de l’élection présidentielle du 27 août 2016.  Si l’intéressé a semblé agir en tant que président de la République, les défenseurs du candidat consensuel de l’opposition ont crié au «mélange des genres».

«Il a dit à la Nation gabonaise qu’il voudrait l’informer de l’état d’avancement du processus électoral. Est-ce de la compétence du chef de l’Etat sortant, du chef de l’Etat sorti ou du ministre de l’Intérieur ?», se sont interrogés les hommes de loi composant la coordination de campagne de Jean Ping. Se gardant de répondre eux-mêmes à cette question, ils ont tenu à appeler l’attention de la présidente de la Cour constitutionnelle sur cette forme d’ingérence, dont se serait plusieurs fois rendu coupable le candidat du Parti démocratique gabonais (PDG) durant le processus électoral en cours.

De même, la commission juridique de la coordination nationale de campagne de Jean Ping s’est dite intéressée de connaître l’identité du «je», dont a fait état Ali Bongo lors de son adresse à la Nation, en annonçant le dépôt devant la Cour constitutionnelle des éléments démontrant la violation du Code électoral par ses adversaires. Or, à la suite de son adresse aux Gabonais, l’équipe de campagne de l’ancien président de la commission de l’Union africaine a indiqué que, «jusqu’à preuve du contraire, Ali Bongo Ondimba n’a déposé aucun recours à la Cour constitutionnelle». A en croire les soutiens de Jean Ping, jusqu’au 14 septembre, le greffe de ladite Cour n’avait reçu de la part du candidat du PDG aucune conclusion à la requête en réformation de son principal adversaire. Pour eux, le statut de chef d’Etat actuel d’Ali Bongo ne lui donne pas le droit de parler du candidat du PDG au dernier scrutin présidentiel.

 

 
 

6 Commentaires

  1. SEMA dit :

    Très sincèrement il faut qu’on sorte de cette médiocrité.Toute cette situation me rappelle mes années lycée,où du fait de cette même politique Bongo-PDG,on n’a muté dans un petit collège le proviseur de mon lycée d’Etat pour mettre à la place un fils de la terre.Problème:ce fils de la terre était l’incarnation du “tu es bête comme un gabonais”.Résultats:des professeurs bien former supportaient mal se faire commander par quelqu’un qui non seulement n’a pas le niveau requis mais en plus ne comprenais pas grand chose à rien du tout.Conséquences:chute libre des résultats aux examens officiels.
    Imaginez la situation que je viens de décrire,non plus à l’échelle d’un lycée,mais d’un pays…
    Ce melange de genre repetitif est du fait d’avoir soient des ignares soient des clercs au commande du pays.Il faut qu’on sorte de là,la médiocrité des esprits vils nous tue autant que les bales de notre armée et leurs mercenaires.

  2. le gaboma dit :

    akié ce gamin d’ali bongo pour une fois accepte tu seras vu comme Mathieu Kerekou

  3. Un chef Traditionnel dit :

    Pour moi ce discours est un non événement, les gabonais en ont assez , ok ? Écoutez , je suis très nerveux.

  4. leokhardo leokhardo dit :

    le comble du ridicule, jusqu’où iriez – vous pour sauver les apparences?

  5. gee dit :

    Vraiment il parait que il a des conseillers en affaires juridiques et constitutionnelles sont ils incompétents ou ils ne les écoute pas?????

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