Louis-Claude Moundzieoud Koumba, journaliste, ancien directeur de l’information à la radio panafricaine Africa n°1, est décédé le 10 décembre à l’hôpital militaire d’Agondje dès suite d’un étouffement soudain.

Louis-Claude Moundziehoud Koumba. © D.R.

 

Ancien directeur de l’information à la radio panafricaine Africa n°1, très remarqué comme porte-parole de l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations en 2012 au Gabon, Louis-Claude Moundzieoud Koumba est décédé le 10 décembre à l’hôpital militaire d’Agondje, dès suite d’un étouffement soudainement survenu alors qu’il travaillait. En effet, selon Léonce Aïna, confrère et ami de longue date du concerné, l’ancien porte-parole du Cocan 2012 pour le Gabon réalisait le montage d’un film portant sur une campagne de sensibilisation de la Haute autorité de la communication (Hac). «Il a ressenti un malaise. Transporté urgemment à l’hôpital militaire d’Agondjé, il n’a pas être réanimé et y a rendu l’âme», raconte Léonce Aïna toujours sous le choc.

Une autre source familiale affirme qu’en séjour au Cameroun il y a peu, Louis-Claude Moundzieoud Koumba avait été l’objet d’un malaise dont il s’est remis en quelques jours après avoir reçu des soins dans une structure hospitalière camerounaise.

Journaliste émérite, passionné de son métier, connu pour sa rigueur, il a été directeur de l’information à Africa N°1, aux services politique et sport. En 2012, lors de la Coupe d’Afrique des nations organisée par le Gabon et la Guinée équatoriale, il occupait, ainsi que signalé plus haut, les fonctions de président et porte-parole de la Commission communication du Comité d’organisation de la Can (Cocan). Bien introduit dans le monde du football africain, il avait ses entrées à la Confédération africaine de football (Caf) dont il était, jusqu’à sa mort, Media officer. Ayant également été Commissaire à la commission d’organisation du Trophée des champions, l’homme a par ailleurs travaillé dans les cabinets des ministres des Sports et de la Communication et au ministère de la Justice, Garde des sceaux, des Droits humains et des Relations avec les institutions constitutionnelles avant de devenir le 1er directeur général de la Radio télévision Renaissance dont il a contribué au lancement.

Louis-Claude Moundzieoud Koumba a fait ses études secondaires au collège Val Marie de Mouilla où il a obtenu son baccalauréat. Après deux années de sociologie à l’Université Omar Bongo, il s’envole pour le Sénégal entreprendre des études supérieures de journalisme au Centre d’études des sciences et techniques de l’information de Dakar.

Finalement doté d’une grande expérience, homme affable, féru de sport, inconditionnel de handball, Louis-Claude Moundzieoud Koumba laisse un grand vide pour l’ensemble de la corporation et du pays.

Journaliste lui aussi et régisseur en chef à Africa N°1, François Duc Mouckwanguy invoque le poète et métaphysicien anglais ayant «inspiré le titre du roman d’Hemingway «Pour qui sonne le glas» : John Donne. Celui-ci disait, «La mort d’un homme me diminue moi aussi, parce que je suis lié à l’espèce humaine. Et par conséquent n’envoie pas demander pour qui sonne le glas. Il sonne pour toi.» Ainsi, pour Duc Mouckwanguy, la mort de Louis-Claude Moundziehoud Koumba «sonne le glas pour cette radio panafricaine, pour lui personnellement, mais aussi pour la jeune génération des journalistes. D’autant qu’il avait encore beaucoup à leur apporter». Il avait 54 ans.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga

 
 

2 Commentaires

  1. moundounga dit :

    Bjr. Va en paix très cher frère!!!

  2. Ikobey dit :

    Chronique d’une mort annoncée.

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