En compagnie de son secrétaire général, le président de la mutuelle de l’Université Omar Bongo a été mis aux arrêts le 17 décembre courant. Il leur est reproché d’avoir refusé de quitter le tribunal tant que les étudiants incarcérés ne sont pas libérés.

Une scène de la journée du 17 décembre 2014 aux abords de l’UOB. © Jonas Moulenda
Une scène de la journée du 17 décembre 2014 aux abords de l’UOB. © Jonas Moulenda

 

Nicolas Ondo (en haut) et Duphy Minto’o. © D.R.
Nicolas Ondo (en haut) et Duphy Minto’o. © D.R.

Pour avoir refusé de partir du tribunal de Libreville sans leurs deux camarades incarcérés depuis plus de cinq mois à la prison centrale, le président et le secrétaire général de la mutuelle étudiante de l’Université Omar Bongo (UOB) ont été mis aux arrêts dans la matinée du 17 décembre dernier. Si les deux étudiants étaient présents au palais de justice, c’est pour apporter leur soutien à leurs camarades Firmin Ollo Obiang et Célestin Mintong Mintong, deux leaders étudiants incarcérés depuis cinq mois. Une façon d’exercer une pression sur l’appareil judicaire qui, estiment nombre d’entre eux, retient captifs «des innocents» sur la base de motifs fallacieux et sans réel fondement.

En effet, pour de nombreux étudiants, la longue incarcération des étudiants ne repose sur rien, et leur captivité cache mal un jeu malsain des plus hautes autorités du pays. «Tout ceci est éminemment politique», soutenait un étudiant, il y a quelques mois. Aussi, pour tenter de faire libérer leurs camarades dont le procès a, une nouvelle fois, été repoussé au 18 décembre 2014, les étudiants ont investi la salle d’audience en refusant d’en sortir si Firmin Ollo et Célestin Mintong n’étaient pas libérés instamment. Mal leur en a pris. Le procureur de la République près le tribunal de première instance de Libreville, Sidonie Flore Ouwé, subodorant une atteinte à l’autorité des juges, a ordonné qu’on les fasse sortir «de force», rapporte-t-on.

La situation qui n’a pas plu au reste des étudiants a donné lieu à une nouvelle manifestation de colère de leur part, qui a nécessité l’intervention musclée des forces de l’ordre. Ainsi, avec Nicolas Ondo et Duphy Minto’o, le nombre d’étudiants incarcérés au Gabon tend à augmenter. Une nouvelle stratégie des autorités gabonaises pour taire les revendications de la jeunesse ? On peine à le croire. D’autant que le fait serait trop «dégradant» pour l’image du pays, qui bénéficie depuis ces derniers mois d’un certain regard de la part d’observateurs internationaux.

 

 
 

19 Commentaires

  1. Le citoyen libre dit :

    Que les autres etudients se present egalement afin de se faire arreter, il y a assez de places dans les prisons du PDG..

  2. Hope dit :

    Personne ne se soucis de cette jeunesse!! où sont les dirigeants, que disent les enseignants? l’association de parents d’élève, le Ministère de la jeunesse et nous population, qu’on édifie les gens, pourquoi les deux premiers sont-ils aux arrets

  3. Liberez ces jeunes, ils n’ont rien a faire dans cet endroit; allez appliquer le droit là où on en a besoin. Vive la jeunesse téméraire du Gabon.

  4. Shadow dit :

    Le pays est confronté à un faussaire aux plus hautes marches du pays, cette pitoyable justice dit être incompétente pour statuer. Par contre, quand il faut envoyer des Etudiants en prison , elle est au point et très présente.

    Chaque pays à une période sombre de son histoire, le Gabon vit la tienne jusqu’à présent. Je plains ceux qui y contribuent car ils le payeront et leurs descendances ne seront pas épargnées.

  5. Mu vungu ni ghisiemu dit :

    Le pouvoir émmergent de ABO vient une fois de plus de montrer sa dictature , en faisant arrêter le Président et Secrétaire General de la Mutuelle des Etudiants de l’Université de Libreville, Nicolas Ondo Obame et Duphy Minto’o Ella. Ces arrestations sont d’autant plus préoccupantes qu’elles interviennent dans un contexte de dégradations de tous les indicateurs sociaux.On peut donc se demander: où va le pays, où va l’université, où va l’enseignement, sous Ali Bongo? Le procureur en demandant d’utiliser la force est aujourd’hui en partie responsable de cette énième grève de l’UOB surtout que toutes les universités du pays y compris IAI subissent les meme problèmes

  6. anti démagogie dit :

    Qui bénéficie d’un “certain regard” de la part d’observateurs internationaux. Quel regard?
    Pour mettre Mayila dehors et l’impunité des acteurs de crimes économiques il n’y’a pas de problèmes.
    Mais pour quelques étudiants qui foutent le boucan on sort l’artillerie lourde.
    Franchement ça me saoul.
    De toutes les façons ils fabriquent des citoyens qui ont de plus en plus la rage.

    • stéphane dit :

      laissons quand même les étudiants, s’exprimer librement vue que l’avenir du pays repose dans leur mains. Ils ont consciences des injustices qui existent dans le pays c’est pour cette raison qu’ils se manifestent pourquoi devrait on frapper sur enfant curieux qui poserait des questions sensées à ses parents, surtout lorsque ces derniers sont en faute.

  7. philippe vouette dit :

    Lorsqu’ils s’agissait de lire et d’appliquer le droit pour faux en ecriture …Ouwe a dit que le tribumal etait incompetant …maintenant lorsqu’il s’agit de faire arreter les enfants vous etes fort!!!!!!!
    Vous faite HONTE

    Cordialement,

    philippe Vouette

  8. CANTON LEYOU dit :

    Il n’y a pas de fumé sans feu, je d’avis que les étudiants revendique leurs droits et fassent pression pour la libération des autres, mais je suis peiné de constater que ce sont les mêmes qui se plaignent TOUJOURS. La connotation des leaders reste la même, il ya un malaise; TROP DE M’AS TU VUS TU LE LEADERSHIP, cordialement

  9. La violence ne donne pas la légitimité(mais c’est le peuple qui la donne par une élection) ,elle décrédibilise.Arrêtez tous les Gabonais ça ne vous donnera jamais la légitimité recherchée et espérée depuis 2009 car sa légitimité le peuple la déjà donné à AMO ET Ali le sait raison pour laquelle il est mal assis car il n’est pas à sa place et le sait.Et il voit la main et les soutiens d’AMO partout tellement le beau gosse lui a filé une raclée inoubliable le 30 Août 2009.

  10. Bassomba dit :

    beaucoup d’entre nous travaillent et gagnent leur pain parce que ils ont été à l’Université: un étudiant étudie, s’il croit refaire le cas Billié bi nzé, il est mal barré!

    • Hope dit :

      Bilie Nze n’avait pas fait pire en déshabillant un recteur, il fut ministre, aujourd’hui grand porte parole!!! on peut nous dire ce que revendiquait Bilie à l’époque? quel est son avis sur ce qui se passe à l’UOB!! si on était dans un pays de droit et si les revendications de Bilie était juste, aujourd’hui il serait non pas porte parole de la PR mais membres des mouvements des droit de l’homme.

  11. Bouka Rabenkogo dit :

    Chassons Ali le biafrais et sa légion de mafieux apatrides. Un point, c’est trait. Il n’y a plus de 2016. Le vide constitutionnel est constaté depuis mercredi 29 octobre 2014 date de la publication en France du livre « Les nouvelles affaires africaines », du journaliste d’investigation français Pierre Péan. Les institutions chargées de faire appliquer l’Article 13 de la constitution en sont incapables et complices du biafrais et sa légion de mafieux apatrides. Allez jusqu’en 2016 revient à dire qu’Ali Bongo l’anticonstitutionnel a été légalement élu en 2009 et que les dispositions de l’Article 10 ne s’appliquent pas au faussaire Ali Bongo.
    Nous considérons comme complice de haute trahison toute personnalité politique qui envisage encore l’élection de 2016. Le Gabon ne peux plus souffrir d’être un pays «hors la lois» et présenter à l’international l’image d’un peuple complice d’un parjure. Les différents meeting organisée ça et là n’ont qu’une valeur égocentrique. Ils ne conduisent pas à l’essentiel: faire partir Ali ou le chasser du pouvoir.
    Mesdames et messieurs les leader politiques, la comédie à assez durer. Si Ali le biafrais et sa légion de mafieux apatrides ne sont pas chassés avant la Noel, c’est à dire le 24 décembre 2014, alors le Mouvement «Les Patriotes» retirera toutes les réserves qu’il accorde aux actions du Front uni de l’opposition et a tout autre mouvement politique de l’opposition.
    «C’est fini, les combines politico-politiciennes».
    Le meeting du 20 décembre doit être celui du départ sans conditions d’Ali le biafrais et de sa légion de mafieux apatrides.
    A bon entendeur…

  12. CANTON LEYOU dit :

    Il faut lire je suis d’avis et les étudiant revendiquent

  13. charly dit :

    Plutôt que de favoriser l’éducation des jeunes GABONAIS, ali baba bongo odjuku et ces 40 voleurs légionnaires étrangers les mettent en prison ? FAITE LE PARTIR VITE!

  14. ngwala dit :

    @ Canton Leyou
    Intervention empreinte de tribalisme. Es-tu de matsatsa , mafoungui, idiba, moukoumbi, malanga, mana-mana…? Bref! L’homme logovéen repondra de ses turpitudes le moment venu. C’est quoi cette province toujours à rebours du processus de construction de la nation? Une shoa contre cette partie du gabon est une nécessité pour l’équilibre de la natiln gabonaise. Hasta la victoria, siempre!

  15. Bassomba dit :

    Mais Ngwala tu es sûrement né hier, le PDG a été créer il y a très très longtemps dans l’Ogooué Lolo!

  16. Disciple de Jésus dit :

    SEUL JÉSUS-CHRIST est la solution à cette crise multi niveaux de notre pays,aimons Dieu et mettons sa Parole en pratque.Dieu se sert des dirigeants tyranniques(ou pas pour améner le peuple à s’humilier devant LUI et demander pardon pour ses nombreux péchés.Tant que les gabonais seront des orgueilleux,vantards,mas-tu vu,fanfaron sur les réseaux sociaux,gueulards,des fornicateurs,impudiques,pervers,débauchés,etc alors le joug de l’oppression sera toujours là.Célestin tu fais bien de brandir la Bible et je t’encourage à d’avantage t’accrocher à Dieu afin qu’il te conduise et te fortifie si réellement c’est lui qui t’a donné cette mission de voix de l’UOB.C’est seulement l’évangile que tu trouveras la Vérité et non pas dans la religion encore moins celle idolatre(bible tob)dans laquelle tu te confies là elle ne peut rien pour toi.Jésus t’aime!Jésus aime la Gabon alors chers compatriotes crions à Dieu et mettons nos vies en règles pour que la grace de Dieu vienne et qu’ils combattent contre tout ce qui s’oppose à l’épanouissement du gabonais.Le combat est certes physique mais il est aussi spirituel alors soyons près pour ce combat.Dieu résiste aux orgueilleux et fait grace aux humbles,il écoute les cris des justes et des malheureux et les délivre.

  17. le citoyen dit :

    Cette situation meurtrie a assez duree dans notre pays… Liberons le des malfaiteurs. Le bourkina doit nous servir d exemple car aujourdhui un nouvel espoir est né pour c peuple. Reprenons le pays avant le depart d francois hollande cet homme qui ne mange pas trôp la france afrique car si ce mr sarko etait encore la sa ne serrai pas passer comme et voila que la force likorne aurai deja ete depêcher pour tuer les boukinabe

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