Des indiscrétions fuitent notamment dans la presse au sujet, entre autres, du marché relatif au Pont sur la Banio et à celui de la route Tchibanga – Mayumba. En sa qualité de président de la Commission nationale des marchés publics et Premier ministre au moment des faits, l’actuel Ministre d’État en charge du Développement Social et Familial avait alors accordé, sans appel d’offre, ce marché de plus de 166 milliards de francs CFA au Groupement Santullo-Sericom Gabon. Était-ce de la surfacturation, comme on le pense dans les «services» ?  Y a-t-il des raisons de le croire ?

Paul Biyoghé Mba. © senagabon.com

 

L’affaire remonte au 23 juillet 2010. Ce jour-là, Guido Santullo, PDG du Groupement éponyme, et le gouvernement gabonais conduit alors par Paul Biyoghé Mba, avec, à ses côtés, les ministres Flavien Nzengui Nzoundou (Equipements, Infrastructures et Aménagement du Territoire) et Magloire Ngambia (Economie), avaient paraphé un document portant sur l’octroi d’un marché, parmi les plus élevés d’alors : 166 milliards CFA acquis, selon des sources proches du dossier, à la faveur d’un savant montage, pour une route de 105 kilomètres entre le chef-lieu de Mougoutsi (Tchibanga) et celui de la Basse Banio (Mayumba) avec un pont routier et ferroviaire sur la Banio. Certains chargés du dossier soupçonnent  l’existence de rétro-commissions, comme il en a été dans d’autres dossiers relatifs à la route et à tout le secteur des BTP au Gabon.

Rétro-commissions ?

Détail savoureux : ce marché avait été supervisé et visé par Valentin Lossangoye, directeur général du Contrôle financier «au moment des faits», Léon Ndong Nteme, alors directeur général du Budget alors proche de Biyoghé Mba, et Noé Molière Eyi Engot, directeur général des Marchés publics.

Certaines sources avancent que ce marché, quelque peu «suspect» par son ampleur, aurait été à l’origine du limogeage de ces hauts fonctionnaires alors proches du Premier ministre d’alors. Vrai ou faux, on ne saurait trancher. Une chose est cependant réelle : ils ont été limogés de leurs fonctions pratiquement au même moment, entre octobre 2010 et début-2011, et ont été remplacés respectivement par Jean-Fidèle Otandault, Yves-Fernand Manfoumbi et Fridolin Onguinda.

Mouvements financiers troublants sur des comptes

Ce triple limogeage avait-il été effectué afin de voir plus clair dans les arrière-cuisines de la passation de ce marché ? Était-ce la découverte, dans les comptes de deux d’entre eux, de mouvements financiers troublants qui leur valait d’être dans la ligne de mire des enquêteurs ? En ville,  la vox populi a déjà, depuis longtemps, son idée sur la question…

Paul Biyoghé Mba ne s’était sans doute pas imaginé que sa signature, apposée ce jour-là, lui causerait un jour quelques tracas. En tout cas, depuis quelque temps, son nom est cité parmi les personnalités à entendre sur cette affaire.

 

 
 

16 Commentaires

  1. jean jacques dit :

    si cette tortue est coupable il trouvera ngoubou et ngambia d’ici peu.il n’est au dessus de la loi.

    • gaboma dit :

      Le Mamba doit aussi mordre ceux qui ont donné une participation impossible de 100% dans le Haut-Ogooué. C’est un crime et une haute trahison plus coupable que la plus grande somme détournée dans le système Bongo parce qu’elle est à la racine du blocage du pays. Un conseil à Ali Bongo s’il croit vraiment encore qu’il a une poussière d’amour pour le Gabon, qu’il n’hésite pas à lâcher ses amis voleurs. S’ils s’avèrent qu’ils ont abusé des finances de l’État qu’est-ce qu’il lui faut de plus pour comprendre que sont de faux amis qui ne se sont pas soucié de son projet présumé si ambitieux qu’il ne peux se réaliser sans rigueur dans la gestion. Si Ali Bongo veut espérer terminer son deuxième mandat usurpé mieux que le précédent qu’il livre les têtes de tous ceux qui n’ont pas joué franc jeux avec les moyens de l’État autour de lui. Si les têtes de Bilié Bi Nze, Onanga Yobegue, Boubeya, Biyoghe Mba , etc. dont le zèle pour le maintenir au pouvoir ne s’explique que par la volonté de protéger leur impunité dans les détournements les gabonais qui savent bien le faire lui montreront clémence et il pourra s’entourer d’allier inattendus qui eux auront peur de tout se permettre…

  2. djouori dit :

    Bof rien de nouveau sous les cieux! Nous voulons les tetes des tueurs du 31 août 2016 comme au Burkina Faso ce matin avec le process de Compaore et 31 de ses ministers.

  3. Félix Ayenet dit :

    Si cette opération se poursuit en toute sérénité et en toute objectivité, malin est celui qui dira le nom du cadre de la haute administration gabonaise qui présentera patte blanche. Yobèèèè mangogoooo!!!

  4. Patrick ANTCHOUET dit :

    Rétrocommissions dans ce marché ? Sans aucun doute pour la vox populi, comme vous dîtes. Vous avez oublié de dire aussi que ce Premier ministre-là a aussi signé un décret qui apparaît faux et qui attribue à la SCI Jeff Bongo une parcelle de près de 5 hectares vers l’hôtel Nomad en pleine ville.

  5. Gaboman dit :

    Le Mamba doit aussi mordre ceux qui ont donné une participation impossible de 100% dans le Haut-Ogooué. C’est un crime et une haute trahison plus coupable que la plus grande somme détournée dans le système Bongo parce qu’elle est à la racine du blocage du pays. Un conseil à Ali Bongo s’il croit vraiment encore qu’il a une poussière d’amour pour le Gabon, qu’il n’hésite pas à lâcher ses amis voleurs. S’ils s’avèrent qu’ils ont abusé des finances de l’État qu’est-ce qu’il lui faut de plus pour comprendre que sont de faux amis qui ne se sont pas soucié de son projet présumé si ambitieux qu’il ne peux se réaliser sans rigueur dans la gestion. Si Ali Bongo veut espérer terminer son deuxième mandat usurpé mieux que le précédent qu’il livre les têtes de tous ceux qui n’ont pas joué franc jeux avec les moyens de l’État autour de lui. Si les têtes de Bilié Bi Nze, Onanga Yobegue, Boubeya, Biyoghe Mba , etc. dont le zèle pour le maintenir au pouvoir ne s’explique que par la volonté de protéger leur impunité dans les détournements les gabonais qui savent bien le faire lui montreront clémence et il pourra s’entourer d’allier inattendus qui eux auront peur de tout se permettre.

  6. Àllo 241 dit :

    Le mamba ne doit pas seulement s arrêter au gabon.Qu il aille également mordre les voleurs qui se cachent dans nos missions diplomatiques.La surfactution là bas est un sport favori et personne n est inquiétée.

  7. OSSÖNE MEKANE dit :

    Vivement que ce monsieur parte en prison car là bas se trouve sa véritable demeure.Vous avez défendu le Diable, le voilà qui vous lâche un à un. On ne négocie pas avec le Diable, il fini toujours par vous tromper car telle est sa nature. wait n see

  8. Révérend Pasteur Israel Nahum dit :

    Le Gabon est un État voyou ou délinquent non dans l’étiquette « d’État voyou » qui renvoie à l’idée d’un État qui ne respecte pas les lois internationales les plus essentielles, organise ou soutient des attentats, ou viole de manière systématique les droits les plus élémentaires de l’être humain mais plutôt de « LA CORRUPTION OCCULTE » qui est foncièrement dans l’appareil de l’État gabonais et certainement depuis Albert Bernard Bongo Ondimba.
    «L’État gabonais est pourri… » Et il y a aucun remède, si ce n’est d’un changement en profondeur ou tout simplement « Une nouvelle naissance » de l’État gabonais, c’est-à-dire en arriver à « Une nouvelle république » et d’envisager des nouvelles façons d’arbritrer les fonds publiques et les états généraux des finances publics jusqu’aux contrats publics…
    La fonction publique est remplie « des voleurs assassins » des fonds publics, et qui appartiennent avant tout au peuple gabonais. Ces voleurs sont des hauts fonctionnaires et dignitaires de l’État.
    Monsieur Paul Biyoghe Mba est un haut fonctionnaire et haut dignitaire de l’État gabonais et l’une des personnes les plus respectées par le pouvoir en place et par une fine population gabonaise et qui le soutiennent politiquement, et qui a occupé les plus hautes fonctions de notre État gabonais jusqu’à la primature de république gabonaise donc, ce n’est pas n’importe qui au Gabon !
    Et l’on ne peu pas accuser quelqu’un sans preuve tangible même si l’on parle de « Signature ». Avant tout, « Il est innocent et comme tout gabonais a droit à un procès équitable ».
    Mais la maladresse avec cet État, ce que ceux qui se retrouve à SANS-FAMILLE se sont des petits pigeons, des petits voleurs, des vendeurs de chanvres ambulants, etc. alors que les vrais voleurs a cravates se trouvent à la fonction publique et à la présidence de la république du Gabon.
    Et si le cas s’avérait juste qui est capable ? QUI SERA CAPABLE de le mettre en prison ? Cette haute personnalité de l’État et qui ma foi connait les secrets de tout le monde au Gabon ! C’est sera une bombe atomique au Gabon et qui tuera (éclabousser) plusieurs personnes.
    Non ! Je vous dis, le Gabon d’actuel n’est pas prêt POUR DES TELLES JUSTCES et qu’il n’y a en ce moment aucune justice autonome au Gabon de pouvoir mettre en prison des tels requins. Mais attendons tout simplement ses explications et nous apprendrons certainement des choses que nous ignorions présentement.
    IL Y AURA CERTAINEMENT DES REBONDISSEMENT DANS CETTE AFFAIRE.
    Révérend Pasteur Israël Nahum

  9. esperance dit :

    votre manba la n’a plus de limite heinnnn? qu’il ose le toucher et le pdg s’aura qui sont les fang de l’estuaire. lui au moins il travaille,il donne du travail aux gens et rend beaucoup de services ce que les autres voleurs n’ont pas fait. aaaah que leur operation aille au diable

    • Biboubouah dit :

      Ah mouf! Quitte là avec ton tribalisme. Tous ceux qui soutiennent le PDG sont complices de cette machine à piller et détruire le Gabon. Et ce peu importe leur ethnie. Ils comparaitront tous devant la justice du peuple gabonais (pas leur plaisanterie de Mamba là), et cette justice s’en contrefiche que l’on soit téké, vili, benga ou massango.

  10. Mvelegnoh dit :

    Mamba doit aussi se pencher sur le 9 Milliards de CFA décaissés des caisses de l’ETAT AU PROFIT DE’3M ‘et ses magistrats avant la présidentielle de 2016 ainsi le don des vehiles de luxe à ce memes magistrats/est-ce le prix de leur action au hold up militaro electoral? Mamba crache ton venin…

  11. St.Michael dit :

    Je suis FANG (Forces Armées Nationales Gabonaises) et je commencerai par châtier les fangs qui ont pactisé avec AlibenBongo-Accrombessi/PDG/francarique pour vendre le pays de leurs ancêtres.
    Les autres peuvent être assez inconscients pour vendre le pays mais les FANG n’ont pas vocation pour trahir la Patrie….

    Quelle abomination pour ces prétentieux hommes d’ENGONG!

    • Révérend pasteur Israël Nahum dit :

      Grand merci mon frère pour tes convictions nationalistes et encore merci que tu sois un bon fang mais cependant nous voulons que tous « Les gabonais » pensent comme toi. C’est le combat de tout gabonais de sortir le Gabon de l’esclavage que ces traites au Gabon nous ont mis.
      Révérend Pasteur Israël

  12. Jerôme Ollomo dit :

    HA…les gabonais se réjouissent de voir que les crimes économiques ne passeront plus dans le pays…

    J’ en suis content!

    Parce que PING et sa clique n’y échapperont pas !

  13. […] routier reliant la ville de Tchibanga à celle de Mayumba. D’après le site d’information Gabonreview, le montant de ce marché public s’élevait à 166 milliards de FCFA. Pour bon nombre […]

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