Une réunion entre le ministre d’Etat Guy-Bertrand Mapangou et des responsables de syndicats d’enseignants de l’Université Omar Bongo (UOB) s’est achevée, ce mardi 6 mars, sur la promesse de la mise en place d’un calendrier devant permettre d’aboutir à l’instauration d’une nouvelle gouvernance au sein des établissements d’enseignement supérieur du Gabon.

Guy-Bertrand Mapangou, tentant de dénouer la crise avec les responsables de la Frapes et du Snec-UOB, le 6 mars 2018. © Gabonreview

 

Vingt-quatre heures après le lancement de leur grève visant au départ de Marc-Louis Ropivia du poste de recteur, les responsables de la Force de réflexion et d’actions pour l’Enseignement supérieur (Frapes) et du Syndicat des enseignants-chercheurs (Snec) de l’UOB ont été reçus par Guy-Bertrand Mapangou. Leurs échanges avec le ministre d’Etat en charge de l’Enseignement supérieur devraient aboutir à la mise en place d’«un nouveau schéma de gouvernance» pour les établissements d’enseignement supérieur publics.

«La question de la nouvelle gouvernance (de ces établissements) trouvera solution à travers un calendrier que nous allons établir de façon assez précise avec l’autorité ministérielle», a déclaré Tom Frédéric Mambenga Ylagou au terme d’une réunion de près d’une heure à laquelle les médias n’avaient pas accès. Le président de la Frapes a dit attendre l’élaboration de ce calendrier pour les prochains jours, «pour voir dans quelles conditions pourront être organisées, dans un mois ou deux, les élections des responsables d’établissements».

Moment de la rencontre entre Guy-Betrand Mapangou et Marc-Louis Ropivia, le 6 mars 2018, à Libreville.

S’ils se sont dits confiants dans la volonté de la tutelle de résorber la crise à l’UOB, les syndicalistes ont dit ne pas pouvoir lever leur mouvement de grève sans avoir consulté au préalable leur base.

Depuis plusieurs jours, la Frapes et le Snec-UOB se plaignent, entre autres, du manque de transparence dans la gestion des finances de l’Université, du manque de créativité du recteur et de «l’opération d’injures et d’outrages» supposément initiée par le même responsable à leur encontre.

A la suite de sa réunion avec les syndicalistes, Guy-Betrand Mapangou a échangé en comité restreint avec Marc-Louis Ropivia, qui a assuré, au terme de son entretien avec le membre du gouvernement, que «le retour à la normale est possible dans les jours qui viennent».

 
 

8 Commentaires

  1. jean- jacques dit :

    Qu’il aille , il pensait que l’UOB etait son jardin d’enfant? cette legion des myenés qui passent déjà leur temps à polluier le pays à cause de leur incompetence, arongance. ne lacher pas chers syndicalistes jusqu’à son depart.

    • Triste dit :

      Pour ta gouverne,le ministre est punu,les responsables des 2 syndicats sont punu,les noms proposés par ces 2 syndicats pour remplacer ROPIVIA sont punu, les responsables de la faculté d’où sont majoritaire les syndicalistes sont aussi punu,et c’est ça le rôle d’un enseignant?, ROPIVIA parti l’UOB sera la meilleure d’afrique?.

  2. Karma dit :

    N’importe quoi ces enseignants génocidaires qui ne pensent qu’à l’argent.
    Des enseignants barricadeurs au grand dam des étudiants …

  3. Triste dit :

    Donc subitement c’est quand un ministre punu arrive à la tête de ce ministère que ces syndicats ce rendent comptent que ROPIVIA gère mal l’UOB après 5ans?, bizarre tout de même.

  4. natty dread dit :

    c’est quoi cette obsession des myénés M. Jean-Jacques, ça devient compulsif! donne nous à lire des elements constructifs pour résoudre les maux qui minent notre doux (?) pays…

  5. Bibouboua dit :

    Bravo à TRISTE. Il a une lecture très fine de des combats inavouables qui ont lieu à l’UOB. Si la guerre tribale n’a jamais eu lieu dans l’histoire du Gabon, elle est intense à l’UOB et elle est dirigée par les Punu, enseignants,étudiants, administratifs, syndicalistes ou personnels atos. Leur calcul est effectivement de placer un recteur Punu à la tête de l’UOB.

  6. il ne faut pas répondre à jean jacques, c’est un espion et c’est trop lui donner de l’importance.

    Il est là, juste pour détourner les combattants de la dernière heure de l’essentiel du débat.

  7. Bibouboua dit :

    Oui mais certaines vérités cachées méritent d’être dévoilées, dans l’espoir d’anéantir leur perversité. Car il est dommage que le repli identitaire soit si fort dans ce soit-disant “temple du savoir” qui, par ailleurs, est un vrai temple de pratiques occultes et rétrogrades.

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