100 jours du gouvernement : vers une pré-évaluation des ministres pour renforcer leur redevabilité
Réuni en Conseil interministériel le 31 mars 2026, le vice-président du gouvernement gabonais, Hermann Immongault, a annoncé l’organisation prochaine d’une pré-évaluation des ministres, dans le cadre de leur feuille de route de 100 jours. Une démarche visant à mesurer l’effectivité des actions engagées et à identifier les ajustements nécessaires dans la conduite des politiques publiques.

Le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a annoncé mardi l’organisation prochaine d’une pré-évaluation des ministres, dans le cadre de leur feuille de route de 100 jours. © Com. gouvernementale
Les membres du gouvernement se sont retrouvés mardi 31 mars 2026 en Conseil interministériel afin de faire le point sur les priorités de l’action publique. Au centre des échanges : le bilan des 100 premiers jours de chaque département ministériel.
À cette occasion, Hermann Immongault a annoncé la tenue prochaine d’un Conseil interministériel entièrement dédié à l’évaluation des performances gouvernementales. Une étape présentée comme essentielle dans la consolidation de la culture de redevabilité.
«J’invite à cet effet chaque membre du gouvernement à procéder à une pré-évaluation et à présenter les principaux résultats lors du prochain conseil interministériel […]», a-t-il déclaré.
Cette démarche vise à mesurer l’effectivité des actions engagées et à identifier les ajustements nécessaires dans la conduite des politiques publiques.
Accélérer la ratification des textes stratégiques
Autre axe prioritaire évoqué lors des travaux : le traitement des réformes en cours et des projets de textes législatifs et réglementaires jugés stratégiques.
Le vice-président du gouvernement a insisté sur la nécessité de respecter les délais constitutionnels en matière de ratification des ordonnances par le Parlement. Il a appelé à une mobilisation accrue des ministères sectoriels. «Il est impératif que les ministères […] travaillent en franche collaboration avec le Secrétariat général du gouvernement afin de finaliser […] les projets de loi de ratification ainsi que leurs exposés de motifs», a-t-il souligné.
Au-delà de la seule phase de rédaction, il a également rappelé l’importance d’un suivi rigoureux des textes tout au long de la chaîne de validation, jusqu’à leur adoption définitive.
Une exigence de coordination et de solidarité gouvernementale
Dans un contexte de réformes multiples, Hermann Immongault a mis en avant la nécessité d’un fonctionnement collégial renforcé. «Nous devons travailler en équipe dans un esprit de solidarité gouvernementale afin d’assurer la cohérence de nos interventions et d’accélérer la mise en œuvre des politiques publiques», a-t-il affirmé, appelant à la discipline collective et à l’efficacité, alors que l’exécutif entend accélérer la cadence de son action et produire des résultats tangibles dans les meilleurs délais.
En filigrane, cette séquence marque une volonté claire de structurer davantage l’action gouvernementale autour d’objectifs mesurables, d’un calendrier maîtrisé et d’une exigence accrue de résultats. L’annonce d’une pré-évaluation des ministres, combinée à l’injonction de diligence sur les textes législatifs, traduit un recentrage sur la performance et la responsabilité individuelle au sein de l’exécutif.












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