Une séance de travail s’est tenue le 7 janvier à l’Immeuble du 2-Décembre, rassemblant le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, les ministres de l’Économie et du Budget, ainsi que l’ensemble des administrations sous tutelle. Elle a jeté les bases d’un plan d’action pour les 100 premiers jours du gouvernement avec un objectif clair : traduire en actes les orientations prioritaires de l’équipe gouvernementale, en assurant une coordination efficace entre les départements sectoriels. 

Le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, et le ministre de l’Economie et janvier, des Finances, Thierry Minko, le 7 janvier 2026, à Libreville. © D.R.

 

En place depuis le 1er janvier 2026, le nouveau gouvernement de la République est déjà au travail. Nouvellement affecté au poste de vice-président du gouvernement, Hermann Immongault a présidé, le 7 janvier, une séance de travail dans le but d’envisager les actions prioritaires à réaliser dans les 100 premiers jours de cette équipe. Dans ce contexte, il est question de s’acheminer vers la mise en œuvre rapide des mesures économiques et budgétaires pour accélérer le développement du pays et d’accroitre le bien d’être de la population.

Dès lors, au cours de cette rencontre, les axes centraux et les mécanismes de mise en œuvre ont été au cœur des discussions. Les responsables concernés ont évoqué la lutte contre la vie chère via l’opérationnalisation de la Centrale d’achats, une stratégie d’endettement conforme et le maintien des équilibres macroéconomiques. 

Assurer une cohérence entre engagements et moyens

Vue des participants à la séance de travail. © D.R.

Les autres priorités reposent sur l’amélioration du climat des affaires, l’exécution du budget 2026, les mécanismes de maîtrise de la dépense publique, la mobilisation des recettes et le suivi des participations de l’État. Le processus de passation des marchés publics et la digitalisation via le Système intégré de gestion des finances publiques (SIGFIP) ont été présentés comme des leviers essentiels de modernisation.

Le SIGFIP, quant à lui, est présenté comme la colonne vertébrale de la réforme administrative financière. Dès ce janvier 2026, il est annoncé comme plateforme unique de pilotage des recettes et dépenses de l’État, afin d’améliorer la transparence, la soutenabilité et  la crédibilité de l’action publique. Cette centralisation vise à faciliter le suivi, le reporting et la prise de décision, tout en renforçant la confiance des agents publics et des partenaires économiques dans la gestion des ressources.

Dans une dynamique marquée par les très hautes instructions du président Brice Clotaire Oligui Nguema, chaque membre du gouvernement doit remettre, sous trente jours, une feuille de route des 100 premiers jours précisant priorités, actions et résultats attendus. En déployant l’esquisse du plan, le gouvernement cherche à démontrer sa capacité à agir rapidement tout en assurant une cohérence entre engagements et moyens. 

 
GR
 

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