L’acteur et réalisateur gabonais Jean-Claude M’Paka a été honoré, mercredi 2 septembre, lors de la cérémonie d’ouverture de la 4ᵉ édition du Festival international du cinéma de montagne d’Ouzoud, au Maroc. Une distinction qui vient saluer plusieurs décennies consacrées au théâtre et au septième art, aux côtés du réalisateur marocain Daoud Oulad Sayed et de l’acteur Saad Mouaffak.

Photo de famille lors du festival : le Gabonais Jean-Claude M’Paka, tout de blanc vêtu et arborant le drapeau du Gabon, présente sa distinction. © D.R.

 

Afin de promouvoir le patrimoine et la création cinématographique, tout en mettant en lumière les enjeux liés au développement durable, la Fondation Sawt Al Jabal pour le Patrimoine et le Développement durable organise la 4ᵉ édition du Festival international du cinéma de montagne d’Ouzoud. La manifestation, qui se poursuit jusqu’au 6 septembre au complexe touristico-culturel d’Ouzoud, dans la région de Béni Mellal-Khénifra, est rythmée par des projections, des ateliers, des colloques et des spectacles folkloriques. 

Lors de la cérémonie d’ouverture, le réalisateur gabonais Jean-Claude M’Paka a été honoré pour l’ensemble de son parcours dans le cinéma et le théâtre. Formé dès 1975 à l’Institut national des arts de Dakar, Jean-Claude M’Paka poursuit sa formation en 1978 à Paris, à l’École internationale de théâtre Jacques Lecoq. Au fil des décennies, il s’impose comme l’une des figures du cinéma et de la télévision gabonais, avec plusieurs rôles dans des productions nationales et africaines, notamment dans le célèbre film gabonais «Les Couilles de l’éléphant».

Prenant la parole devant le public réuni sur la place publique d’Ouzoud, l’artiste gabonais a salué les organisateurs pour avoir «porté et concrétisé cette noble initiative». Il a également estimé que son invitation témoignait de «l’excellence des relations d’amitié, de fraternité et de coopération» entre le Maroc et le Gabon. Revenant sur son parcours, celui qui a choisi de faire de la montagne un sujet de création a défendu le rôle du cinéma dans la sensibilisation aux questions environnementales.

Le septième art un vecteur d’engagement selon le réalisateur 

Pour Jean-Claude M’Paka, le septième art constitue en effet un «formidable vecteur d’engagement en faveur du développement durable», mais également une passerelle entre les peuples. Établissant un parallèle entre les montagnes marocaines et les forêts et savanes du Gabon, il a relevé les défis environnementaux communs aux deux territoires, malgré leurs paysages différents. Son intervention s’est achevée par un appel en faveur de l’amitié entre le Maroc et le Gabon et de la coopération entre les peuples africains.

Placée sous la présidence du philosophe et académicien marocain Mohamed Nour Eddine Afaya, la compétition officielle réunit notamment l’acteur égyptien Ahmed Wafik, l’actrice afghane Marina Golbahari et le réalisateur kazakh Rustam Abdrashev. Les films en compétition proviennent de plusieurs pays, dont la Turquie, l’Italie, le Burkina Faso et l’Ouzbékistan. La clôture, prévue le 6 septembre, sera marquée par un hommage au réalisateur népalais Min Bahadur Bham, la remise des prix et la projection du film «L’Esclave» d’Abdelilah El Jaouhary.

Thécia Nyomba

 
GR
 

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