48 % réalisés, près de 9 % gagnés en un mois : la route Ndendé-Doussala accélère
Après des mois de lenteurs, le chantier de la route Ndendé-Doussala change de rythme. Avec 48,08 % d’exécution, dont près de neuf points gagnés en un mois, le gouvernement affiche sa volonté d’accélérer la réalisation de cet axe stratégique appelé à relier le Gabon au Congo et à renforcer l’intégration économique de l’Afrique centrale.

Un engin an action sur le chantier de la route Ndendé-Doussala. © D.R.
Sur le ruban de latérite et de grave-bitume qui s’étire entre Ndendé et Doussala, la visite conjointe des ministres Edgard Moukoumbi et Mays Mouissi, le 31 juillet, a permis de prendre la mesure du chemin parcouru, et de celui qui reste à parcourir. Ce point d’étape porte sur un projet de 49 km, inscrit dans le corridor Libreville-Brazzaville-Pointe-Noire, appelé à jouer un rôle capital dans le désenclavement du sud du Gabon et dans l’intégration sous-régionale.
Le chantier accélère

Le ministre des Travaux publics, Edgard Moukoumbi, et son collègue en charge du Logement, de l’Habitat, Mays Mouissi, sur le chantier de la route Ndendé-Doussala. © D.R.
À l’issue de cette inspection, le ministre des Travaux publics a souligné que «cette descente de terrain m’a permis de constater les progrès significatifs enregistrés». «Avec un taux d’exécution physique de 48,08 %, dont près de 9 % réalisés au cours du seul mois de juillet, les objectifs que nous avons fixés sont en bonne voie d’être atteints», a indiqué le ministre des Travaux publics.
Sur le terrain, les deux ministres ont pu constater que le chantier, longtemps freiné par plusieurs mois de lenteurs, a retrouvé son rythme. Edgard Moukoumbi s’est voulu rassurant et a indiqué que les terrassements sont aujourd’hui presque achevés, tandis que plus de 25 kilomètres ont déjà été réalisés en grave-bitume, la couche de fondation de la chaussée. En parallèle, les ouvrages de drainage avancent et les ponts sur les rivières Tsoumbou et Ngongo prennent progressivement forme.
Le projet entend, en outre, doter cet axe d’infrastructures destinées à améliorer les conditions de mobilité et les activités économiques des populations riveraines. «Ce projet comprend également des infrastructures essentielles au bénéfice des populations : gares routières, station de pesage, péage, aire de repos et réhabilitation de pistes rurales», a ajouté le chef du département ministériel en charge des Travaux publics.
Un cap fixé jusqu’à fin décembre
Soucieux de garantir le respect du calendrier, il a également fixé un cap précis aux entreprises mobilisées. «J’ai demandé aux équipes de maintenir cette dynamique afin de respecter les échéances fixées : finalisation du grave-bitume fin septembre, pose du béton bitumineux dès le début du mois de décembre, livraison des principaux ouvrages d’art à la mi-décembre et réception provisoire de la route avant la fin de l’année», a-t-il fait savoir.
En effectuant cette nouvelle visite de terrain, le gouvernement souhaite assurer un suivi rapproché des grands chantiers d’infrastructures afin de lever rapidement les éventuels obstacles techniques ou organisationnels et de garantir le respect des engagements pris. Saluant «l’engagement des équipes techniques, de l’entreprise en charge des travaux et de la mission de contrôle, ainsi que l’accueil chaleureux des populations rencontrées tout au long du parcours», Edgard Moukoumbi a souligné que « leur confiance renforce notre détermination à livrer une infrastructure moderne, durable et porteuse de développement ».
Cette route, qui ouvrira une liaison routière continue entre le Gabon et la République du Congo, s’inscrit dans la stratégie impulsée par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, visant à moderniser les infrastructures nationales, désenclaver les territoires et consolider l’intégration économique de la sous-région.















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