La capitale camerounaise, Yaoundé, est depuis, le 7 juillet, le centre névralgique de la diplomatie parlementaire francophone, à l’occasion de la 51e Session de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF). Conduite par le président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga M. Ndiaye, une délégation gabonaise prend une part active à ce rendez-vous d’envergure internationale qui réunit plus de 300 à 400 parlementaires issus de 42 sections. Ce déplacement intervient quelques jours seulement après la clôture de la «session des lois», marquée par «un cycle parlementaire particulièrement soutenu» dédié à la consolidation des bases juridiques de la Ve République.

Le président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga M. Ndiaye, et la vice-présidente de l’Assemblée nationale du Cameroun, Mary Muyali Boya-Meboka. © Presse Assemblée nationale

 

À peine refermée la «session des lois», qui a permis d’adopter l’arsenal juridique appelé à accompagner l’édification des institutions de la Ve République, l’Assemblée nationale gabonaise renoue avec la scène internationale. Conduite par son président, Michel Régis Onanga M. Ndiaye, également président de la Section gabonaise de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), une importante délégation de députés et de sénateurs séjourne à Yaoundé, au Cameroun, du 7 au 12 juillet, dans le cadre de la 51ᵉ Session de l’APF. Ce rendez-vous de la diplomatie parlementaire, placée sous le thème central «Multilatéralisme et souveraineté des États», réunit plusieurs centaines de parlementaires issus de l’ensemble de l’espace francophone, avec un accent particulier sur «la paix comme vecteur de développement durable pour la Francophonie».

Concilier coopération internationale et affirmation des souverainetés nationales dans un monde en recomposition

Cette session entend concilier coopération internationale et affirmation des souverainetés nationales dans un monde en recomposition. À travers les travaux en plénière et en Commissions, les parlementaires exploreront les réponses à apporter aux crises politiques, aux défis démocratiques et aux mutations économiques, sociales et environnementales qui traversent l’espace francophone.

La Commission politique se penchera notamment sur «la situation en Haïti» et les processus de réconciliation nationale, tandis que la Commission des affaires parlementaires aborde «la déontologie face à la désinformation et à l’intelligence artificielle». Sur le plan économique et environnemental, les discussions portent sur «l’agriculture résiliente aux changements climatiques» et «l’éradication de la pollution plastique», alors que la Commission de l’éducation s’intéresse à «l’enseignement à l’ère du numérique» et à la lutte contre la désinformation. En parallèle, les réseaux spécialisés, notamment ceux des femmes et des jeunes parlementaires, examineront des enjeux tels que «Femmes, Paix et Sécurité», l’autonomisation économique féminine ou encore «la mobilité et l’employabilité des jeunes».

Renforcer la coopération interparlementaire

La participation active de la délégation gabonaise, composée de députés, sénateurs et membres de l’administration parlementaire, marque la volonté du pays de s’affirmer comme un acteur engagé de la diplomatie parlementaire en Afrique. En prenant part aux débats, aux Commissions et aux initiatives portées par les réseaux de l’APF, elle contribue à l’élaboration de résolutions communes et à la promotion des valeurs francophones. Comme le souligne l’esprit même de cette rencontre, il s’agit de «renforcer la coopération interparlementaire» tout en apportant des réponses concrètes aux aspirations des peuples, dans un espace francophone en quête de stabilité, d’innovation et de solidarité.

 
GR
 

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