Libreville a célébré, ce mercredi 21 octobre, l’excellence au service des Finances publiques. Les directions générales du Trésor public et des Impôts ont organisé, sous l’égide des ministères de l’Économie et des Finances et de la Fonction publique, la remise des diplômes aux 121 lauréats de la 36e promotion, 2e cohorte 2026, de l’Institut des finances publiques du Burkina Faso (IFPB). Ayant reçu leurs parchemins, les 65 inspecteurs centraux du Trésor, 36 inspecteurs centraux des Impôts et 20 contrôleurs des Impôts, ont eu une consigne du ministère de l’Économie et des Finances : transformer leurs connaissances en « résultats tangibles pour la collectivité nationale ».

Les nouveaux diplômés immortalisés avec les représentants des différentes administrations et de l’IFPB, à l’issue de la remise des diplômes aux Gabonais, lauréats de l’IFPB, le 21 octobre 2026, à Libreville. © GabonReview

 

121 ! Tel est le nombre de cadres gabonais, formés et dorénavant diplômés de l’Institut des finances publiques du Burkina Faso (IFPB) qui ont reçu, ce mercredi 21 octobre, à Libreville leur diplôme. Ce qui a davantage fortifié la coopération bilatérale entre le Gabon et le Burkina Faso notamment dans le renforcement des compétences de l’administration financière. Dans ce sens, la cérémonie de remise des diplômes aux lauréats de la 36ᵉ promotion, 2ᵉ cohorte 2026, de cet Institut, a été organisée à l’initiative des directions générales du Trésor public et des Impôts, sous la tutelle des ministères de l’Économie et des Finances et de la Fonction publique.

Transformer les connaissances acquises en compétences opérationnelles

Quelques moments de la remise des diplômes aux Gabonais, lauréats de l’IFPB, le 21 octobre 2026, à Libreville. © GabonReview

Représentant le ministre de l’Économie et des Finances, le Secrétaire général Michel Tsamba a salué une promotion «remarquable», marquée par un taux de réussite de 100% et des moyennes comprises entre 12 et 17 sur 20. Des résultats qui traduisent l’assiduité des stagiaires et la qualité de l’encadrement, mais qui doivent se traduire aussi par des résultats tangibles au sein des administrations auxquelles ils sont destinés. «Il vous appartient désormais de transformer les connaissances acquises en compétences opérationnelles, les compétences en performances mesurables et les performances en résultats tangibles pour la collectivité nationale», a-t-il conseillé, insistant également sur l’intégrité et le rejet de la corruption.

 «Vous étiez auditeurs maintenant, vous êtes des ambassadeurs»

Il a par ailleurs fait noter que chaque «recette correctement recouvrée, chaque opération fidèlement comptabilisée et chaque contrôle conduit avec discernement protège les ressources nécessaires aux services publics et au développement». Pour lui, «la qualité de nos finances publiques dépend d’abord des femmes et des hommes qui les servent».

Au total, 121 agents ont donc bénéficié de ce programme, au terme de 24 mois de formation ponctués de soutenances. La cohorte comprend 65 inspecteurs centraux du Trésor, 36 inspecteurs centraux des Impôts et 20 contrôleurs des Impôts. Et la représentante des récipiendaires, Rose Ntémé, a, pour sa part, exprimé leur disponibilité à mettre leurs acquis au service du pays, avec rigueur et transparence. De son côté, le directeur général de l’IFPB, Barthélémy Dabré, qui a fait le déplacement de Libreville, a résumé leur nouvelle responsabilité, déclarant que «vous étiez auditeurs maintenant, vous êtes des ambassadeurs» et les engageant à être exemplaires de l’Institut, de l’encadrement et des formations reçues.

Que cet investissement dans la formation se traduise par une gestion plus fiable, transparente !

Cette cérémonie a témoigné de la portée d’un partenariat conclu le 4 octobre 2024 et inscrit dans lignée une coopération ancienne avec le Burkina FGaso, qui a déjà contribué à former plusieurs cadres gabonais, notamment Luther Abouna Yangui, l’actuel directeur général de la Comptabilité publique et du Trésor, Éric Boumah, ancien directeur général des Impôts et le général de brigade Hugues Modeste Odjangou, premier responsables des Douanes gabonaise.

Pour les deux pays, cette collaboration Sud-Sud constitue un outil de partage d’expertise et de consolidation de la collaboration entre les administrations financières. Le défi est désormais de permettre aux nouveaux diplômés d’exercer effectivement leurs compétences, afin que cet investissement dans la formation se traduise par une gestion plus fiable, transparente et efficace des deniers publics. Ce, d’autant plus que ces nouveaux inspecteurs et contrôleurs sont appelés à renforcer la gouvernance, la transparence et la gestion des ressources publiques de l’État gabonais, à condition que les administrations assurent rapidement leur affectation, leurs moyens et un suivi de leurs progrès.

 
GR
 

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