Les festivités prévues au Gabon pour marquer la Journée Mondiale de la Liberté de la Presse ne se tiendront pas le 3 mai comme prévu. Le ministère de la Communication et des Médias a officialisé leur report au vendredi 8 mai 2026, en raison d’un agenda national jugé trop chargé pour accueillir l’événement dans les conditions qu’il mérite.

«Ce réaménagement vise à garantir à cette Journée toute l’attention, la solennité et la mobilisation qu’elle mérite», dixit Germain Biahodjow, ministre de la Communication et des Médias. © GabonReview

 

Dans un communiqué signé le 2 mai 2026 par le ministre Germain Biahodjow, le département en charge des médias explique ce glissement par «la forte densité de l’agenda national consacré aux commémorations et autres événements d’intérêt général». Une décision présentée non comme un désaveu, mais comme un arbitrage destiné à préserver la pleine visibilité d’une journée symboliquement importante pour la profession. Le report d’une semaine doit ainsi permettre aux activités programmées de se dérouler dans un espace dégagé, propice à la mobilisation des professionnels des médias et des partenaires institutionnels.

Une reconnaissance affichée, des engagements réaffirmés

Le gouvernement profite de l’annonce pour adresser un message aux acteurs de la presse, en leur exprimant sa «reconnaissance» pour leur «compréhension». La formule, diplomatique, s’accompagne d’une réaffirmation de l’engagement de l’État à «promouvoir un environnement médiatique responsable, pluraliste et pleinement orienté vers l’intérêt général», des termes qui font écho aux orientations affichées depuis l’arrivée du président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema.

Ce report intervient dans un contexte où les relations entre les pouvoirs publics et les médias gabonais traversent une période de reconfiguration. La presse nationale, comme ses homologues africaines, célèbre chaque 3 mai une journée instituée par l’UNESCO pour rappeler les droits fondamentaux liés à la liberté d’informer. En déplaçant les célébrations d’une semaine, Libreville entend signifier que l’exercice mérite mieux qu’un agenda encombré, reste à voir ce que le 8 mai réserve concrètement aux professionnels du secteur.

 
GR
 

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