Réunis dans un cadre atypique à l’occasion de la fête du Travail, responsables du ministère des Mines et partenaires sociaux ont confronté attentes et engagements. Entre revendications syndicales et volonté affichée de faire du secteur un moteur de croissance, le cap est clairement fixé vers une montée en puissance rapide de sa contribution à l’économie nationale.

Le ministre des Mines s’adressant aux agents, le 2 mai 2026. © D.R.

 

Le ministère des Mines et des Ressources géologiques a célébré, le 2 mai 2026, la Journée internationale des travailleurs à l’instar de la communauté internationale. Pour cette édition, le choix du cadre et du format n’était pas anodin. C’est dans un environnement pittoresque, situé à une soixantaine de kilomètres de Libreville, que le ministre Sosthène Nguema Nguema et ses collaborateurs ont opté pour des échanges francs, dans une ambiance conviviale et sans contrainte.

Cette rencontre a servi de tribune à la présidente du Syndicat des professionnels des mines du Gabon (SYPROMINES), Annie Gisèle Nyangui Moukagni, pour présenter les principales revendications du personnel. Parmi celles-ci figurent la revalorisation des acquis, l’intégration du ministère dans les régies financières pour garantir un traitement équitable des contributeurs à l’assiette fiscale, ainsi que le renforcement des capacités. À cela s’ajoutent l’ajustement des assurances pour toutes les entités, l’accompagnement en cas de perte d’un ayant droit et la mise en place d’un statut particulier pour les géologues.

«Excellence, monsieur le ministre, nous demandons une meilleure prise en compte de nos préoccupations et l’amélioration de nos conditions de travail et de vie qui ne passent pas», a-t-elle déclaré.

Faire du secteur minier un véritable levier de croissance économique

En réponse, le ministre des Mines et des Ressources géologiques est revenu sur les axes prioritaires de sa feuille de route, tout en rappelant les attentes du gouvernement vis-à-vis de son département. L’objectif est de faire du secteur minier un véritable levier de croissance économique. Il a ainsi appelé à une mobilisation générale et à davantage d’engagement de la part de tous les agents.

«On resserre les rangs, on repart sur les objectifs que nous nous sommes fixés pour mettre ce ministère debout. Vous pouvez compter sur moi, j’ai la spécialité de mettre debout», a-t-il affirmé. Avant d’ajouter : «Et personne, je dis bien personne, aujourd’hui ne peut oublier ce que j’ai fait au ministère du Pétrole. Aujourd’hui, je suis dans ma maison. Je ne vais ménager aucun effort pour mettre notre ministère debout».

Le membre du gouvernement a également mis en avant un défi majeur : faire passer la contribution du secteur minier de 6 % à 15-20 % dans l’assiette fiscale à court terme. Pour y parvenir, il mise sur l’implication de tous et sur l’amélioration des conditions de travail du personnel. «Je sais compter sur vous tous, de la personne qui ouvre le portail à celui qui est au sixième étage. Je sais compter sur tout le monde pour que, dans un an, un an et demi, nous atteignions ces objectifs», a-t-il insisté.

En pleine expansion, le secteur minier gabonais s’impose comme un pilier essentiel de la diversification économique du pays. Le gouvernement ambitionne d’en faire un moteur encore plus puissant, avec un objectif de contribution au PIB porté de 6 % actuellement à 25-30 % d’ici 2030. Le secteur représente déjà près de 25 % des recettes d’exportation. Dans cette dynamique, les autorités encouragent l’investissement étranger, la formation des compétences locales et la transformation sur place des ressources.

 
GR
 

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